À l’approche de son rendez-vous décisif pour la Coupe du monde 2026, la République démocratique du Congo se retrouve confrontée à une situation imprévue. Les Léopards, emmenés par Chancel Mbemba, doivent affronter le vainqueur du duel Jamaïque–Nouvelle-Calédonie à Guadalajara, mais le contexte sécuritaire dans l’État de Jalisco jette une ombre sur l’organisation de cette échéance capitale.
Le barrage intercontinental est prévu à l’Estadio Akron, antre des Chivas, théâtre choisi pour cette confrontation à haute tension. Jamaïcains et Néo-Calédoniens se mesureront le 26 mars afin de désigner l’adversaire des hommes de Sébastien Desabre, attendus le 31 mars pour tenter de franchir la dernière marche vers le Mondial.
Cependant, les violences attribuées au cartel Jalisco Nueva Generación, liées à une opération militaire contre son chef présumé, ravivent les inquiétudes quant à la sécurité de la rencontre. Si les autorités mexicaines tentent de rassurer, les instances sportives envisagent déjà des scénarios alternatifs.
En coulisses, la FIFA étudie la possibilité de déplacer le match vers une autre ville mexicaine, notamment Mexico, afin de garantir l’intégrité de l’événement. Un tel changement de site perturberait la logistique des équipes, dont la RDC, qui avait prévu un match amical de préparation sur place face aux Bermudes.
Pour les Congolais, l’objectif reste clair : décrocher une qualification historique. Mais à un mois du choc, l’incertitude plane. Entre ambition sportive et impératifs sécuritaires, les Léopards avancent désormais dans un climat d’attente, suspendus aux décisions des organisateurs.
Elie Kanyeba
