L’attaque de drone contre l’aéroport de Kisangani, revendiquée par la rébellion du M23, suscite une vive inquiétude en République démocratique du Congo. Sur TV5 Monde lundi 9 février, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a dénoncé une escalade dangereuse et une stratégie “terroriste”, attribuée au M23 et à son soutien rwandais.
Selon le ministre, cette attaque s’inscrit dans un plan plus large visant à étendre le conflit au-delà du Nord-Kivu et de l’Ituri, notamment vers la Tshopo.
“Pourquoi parlez-vous du M23 ?” : Muyaya insiste sur la responsabilité rwandaise
Interrogé sur la revendication du M23, Patrick Muyaya a réorienté le débat vers Kigali, affirmant que le Rwanda demeure le véritable décideur.
Il a parlé du président rwandais comme du “père” du M23, soulignant que la rébellion n’est qu’un instrument dans une stratégie régionale.
Un objectif civil visé, selon Kinshasa
Le ministre a insisté sur la nature civile de l’aéroport de Kisangani. Pour lui, viser une infrastructure aéroportuaire constitue un acte grave, mettant en danger des populations civiles et violant les normes internationales.
Il estime que cette attaque rejoint d’autres incidents similaires dans l’Est, notamment à Uvira, où des bombardements ont été signalés.
Des drones “sans résultats” selon le gouvernement
Patrick Muyaya a assuré que les forces congolaises ont pris des dispositions sécuritaires, et que les drones utilisés par les assaillants n’ont pas atteint leurs objectifs.
Il a également dénoncé des “annonces mensongères” faites par les rebelles dans le but de semer la peur et d’amplifier leur propagande.
Kinshasa parle d’une “aventure vouée à l’échec”
Le ministre a averti que l’État congolais est conscient des intentions du camp adverse et qu’il existe une résistance nationale face à toute tentative d’expansion du conflit.
Pour lui, l’attaque de Kisangani n’est pas un acte isolé, mais une tentative de déstabilisation plus large. Il assure toutefois que ces plans échoueront. « Ce sont des aventures vouées à l’échec », a-t-il martelé.
