La coordination provinciale de Lomami de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) a annoncé, dans un message largement diffusé sur les réseaux sociaux ce dimanche 31 mai, son intention de saisir la justice contre les autorités urbaines de Mwene-Ditu. En cause : l’interdiction de sa marche citoyenne prévue initialement le 27 février 2026.
Selon cette structure citoyenne, cette marche visait à dénoncer notamment la lenteur et la qualité des travaux exécutés dans la ville par l’entreprise CREC 6, dans un contexte de suivi citoyen des infrastructures urbaines.
Me Humberto Bukasa, coordonnateur ad intérim de la NSCC/Lomami, estime que cette interdiction résulterait d’une interprétation erronée d’une correspondance attribuée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, relative à l’encadrement des manifestations publiques. Selon lui, cette situation soulève des zones d’ombre quant aux conditions réelles d’autorisation des activités citoyennes dans la ville.
Dans sa prise de position, la NSCC interpelle directement le maire de Mwene-Ditu, lui demandant de rendre publique la lettre du Vice-Premier ministre afin de clarifier le cadre légal ayant conduit à l’interdiction de la marche. L’organisation estime qu’une telle démarche permettrait de lever toute confusion administrative et d’établir les responsabilités de chaque partie.
Tout en réaffirmant son engagement en faveur de l’action citoyenne pacifique, la NSCC/Lomami dit ne pas comprendre la décision des autorités urbaines, qu’elle qualifie de restrictive. Elle s’interroge également sur les motivations ayant conduit à cette interdiction, dénonçant ce qu’elle considère comme une gestion opaque du droit de manifestation.
L’organisation citoyenne affirme enfin se réserver le droit d’engager des actions judiciaires afin de faire valoir ce qu’elle considère comme une atteinte aux libertés publiques.
Choél Tshimanga
