À Mwene-Ditu, la marche pacifique prévue ce vendredi 27 février 2026 par la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) a été empêchée par les éléments de la Police nationale congolaise, commissariat urbain de Mwene-Ditu.
Selon les organisateurs, cette manifestation visait à protester contre plusieurs chantiers jugés inachevés dans la ville ferroviaire, notamment certains travaux d’infrastructures publiques. Toutefois, la marche n’a pas été autorisée par la mairie. Les autorités urbaines ont ainsi procédé au déploiement massif des forces de l’ordre sur les principaux axes de la ville afin d’empêcher tout rassemblement.
Quelques heures après ce déploiement, des membres de la société civile ont été aperçus au lieu initialement indiqué pour la manifestation. Dans une atmosphère de tension, ils ont été dispersés par la police.
Malgré cette interdiction, la Nouvelle Société Civile Congolaise n’a pas renoncé à faire entendre sa voix. Son président, Maître Humberto Bukasa, a réuni plusieurs membres dans une autre avenue où il a procédé à la lecture d’un mémorandum adressé au Procureur général près la Cour de cassation.
Dans ce document, les signataires dénoncent notamment la spoliation présumée du marché Dubaï, exigent la bonne exécution des travaux de la Route nationale numéro 1, ainsi que l’achèvement de plusieurs chantiers considérés comme inachevés dans la ville.
À votre média, Maître Humberto Bukasa a précisé que l’étouffement de cette marche ne signifie pas un recul du mouvement. Il a affirmé que toutes les voies légales seront envisagées afin de transmettre le mémorandum au Procureur général, dans l’espoir que des mesures appropriées soient prises pour garantir le bien-être des citoyens.
