En l’espace d’une semaine, le prix du litre d’essence a connu une poussée spectaculaire à Mwene-Ditu, dans la province du Lomami. De 4.000 FC, il est passé à 7.000 FC, soit une hausse de 75 %, qui pèse déjà sur le portefeuille des usagers du transport en commun. L’information est livrée ce lundi 6 juillet par l’Agence Congolaise de Presse.
Dans les points de vente disséminés à travers la ville, les revendeurs ajustent leurs étiquettes à contrecœur. « Il y a quelques jours, nous étions encore entre 4.000 et 5.000 francs le litre. Aujourd’hui, on est obligé de le céder à 7.000 francs », confie Paul Kalonji, vendeur de carburant.
Il évoque une équation devenue intenable : « Ce n’est pas notre choix. L’approvisionnement est compliqué, les stocks diminuent et acheter chez les fournisseurs coûte plus cher. Si on ne suit pas, on travaille à perte. Même le transport du produit jusqu’ici a flambé », a-t-il expliqué.
La Première conséquence sur le terrain est déjà visible. La course de taxi-moto, moyen de déplacement dominant à Mwene-Ditu, devient plus chère. « Forcément, les motards répercutent ça sur les clients. Résultat, se déplacer devient un casse-tête pour beaucoup de familles », a-t-il renchérit.
Sur les grandes avenues comme dans les quartiers périphériques, les habitants redoutent désormais un effet domino sur le prix des denrées alimentaires.
Roger AMANI
