À Beni, l’ambiance est loin des célébrations habituelles en ce jeudi 30 avril 2026. Les enseignants ont délibérément choisi de marquer cette journée dans la retenue, sur fond de difficultés persistantes qui affectent leur profession et l’ensemble du secteur éducatif.
Face à la précarité de leurs conditions de travail et aux incertitudes grandissantes, ils ont préféré privilégier un moment de recueillement et de réflexion collective plutôt que des festivités. Une démarche qui traduit un malaise profond, mais aussi une volonté de rester unis autour des enjeux communs.
À l’initiative de Ghislain Bambirikire, secrétaire permanent du SYECO et porte-parole de l’intersyndicale, les enseignants sont appelés à se rassembler pour un culte au temple de l’église CEPAC, près de l’Institut Bungulu.
Pour les organisateurs, ce temps de prière et d’échange se veut à la fois un acte de solidarité entre professionnels de l’éducation et un message adressé aux autorités. Il s’agit notamment d’attirer l’attention sur les nombreux défis auxquels fait face le système éducatif dans la région de Beni, entre manque de ressources, conditions de vie difficiles et contexte sécuritaire préoccupant.
Par cette initiative, les enseignants entendent exprimer leur ras-le-bol autrement, en misant sur la cohésion et la réflexion, tout en espérant des réponses concrètes à leurs revendications.
Dieumerci Matu Chub
