Une paralysie totale des activités socio-économiques a été observée ce lundi 3 novembre à Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni, à l’appel de la société civile locale. Boutiques, pharmacies, écoles et maisons de commerce ont gardé portes closes, plongeant la commune dans un calme inhabituel.
Dès les premières heures de la matinée, aucun élève n’était visible sur le chemin de l’école, et les rues de la ville sont restées quasiment désertes. Cette journée morte a été largement respectée, en signe de contestation contre la gestion jugée opaque de Mme Kavira Mwenge Eugénie, bourgmestre de la commune.
Malgré la circulation, depuis la semaine dernière, de tracts anonymes interdisant la traditionnelle parade administrative du lundi, celle-ci s’est tenue sans incident au bureau communal. Les chefs de quartiers, d’avenues, de cellules ainsi que les responsables des services étatiques y ont pris part sous haute surveillance sécuritaire.
Prenant la parole, Mme la bourgmestre a appelé la population à la sérénité : « Personne ne peut vous empêcher de vaquer librement à vos occupations », a-t-elle déclaré.
Des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) et des Forces armées de la RDC (FARDC) ont été déployés dans plusieurs quartiers dits sensibles. Quelques barricades érigées tôt le matin ont été rapidement démantelées par les forces de l’ordre.
Aucun incident majeur n’a été signalé jusqu’à la mi-journée, bien que la tension reste palpable dans une partie de l’opinion locale qui réclame toujours un changement à la tête de la commune.
Dieumerci Matu Chub
