La situation sécuritaire reste gravement préoccupante dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les violations répétées du cessez-le-feu continuent de faire des victimes parmi les civils.
L’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) a tiré la sonnette d’alarme ce 3 janvier 2026, dénonçant la détérioration rapide de la situation dans la zone de santé de Masisi, au Nord-Kivu, après des affrontements violents entre les FARDC et les rebelles de l’AFC/M23.
Dans un communiqué, MSF indique qu’une frappe aérienne ayant touché une zone résidentielle le 2 janvier a causé la mort de deux civils et blessé quarante-deux autres, dont plusieurs femmes et enfants.
« Nos équipes médicales, en collaboration avec les soignants locaux, ont pris en charge les blessés, dont certains sont dans un état critique », a précisé l’organisation, soulignant l’intensification du conflit et l’exposition croissante des populations aux combats.
MSF exhorte toutes les parties à respecter le droit international humanitaire, à protéger les civils et à garantir un accès sécurisé à l’aide médicale et humanitaire. Elle alerte également sur le risque d’une crise humanitaire majeure si la violence se poursuit sans désescalade urgente.
