Selon plusieurs sources locales concordantes, Willy Ngoma, porte-parole militaire de la coalition rebelle M23-RDF-AFC, aurait été inhumé dans une discrétion totale à Masisi, près de Rubaya, sans cérémonie officielle ni présence familiale.
D’après ces témoignages, l’enterrement se serait déroulé sans annonce publique, ni rites religieux connus, et en l’absence des membres de sa famille, qui attendaient encore le rapatriement du corps. Aucune communication formelle n’a été faite par la rébellion sur les circonstances précises de l’inhumation.
Des habitants contactés dans la zone évoquent une mise en terre rapide, effectuée dans un contexte sécuritaire tendu. L’opération aurait été menée dans la plus stricte confidentialité, loin des standards habituellement observés pour des cadres politico-militaires de ce rang.
Cette gestion suscite des interrogations au sein de l’opinion locale. Plusieurs observateurs estiment qu’au regard de son rôle médiatique et stratégique au sein du mouvement, une reconnaissance officielle aurait été attendue.
Au sein de certaines communautés proches de la rébellion, des voix s’élèvent pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme un manque d’égards envers celui qui incarnait publiquement les positions militaires du mouvement. « Même en temps de conflit, la dignité humaine devrait prévaloir », confie une source sous couvert d’anonymat.
La situation met également en lumière les tensions internes qui traversent les groupes armés opérant dans le territoire de Masisi, une zone stratégique du Nord-Kivu, régulièrement disputée.
Jusqu’à présent, aucune déclaration officielle n’a été publiée par les responsables du M23-RDF-AFC pour confirmer ou infirmer les circonstances exactes de l’inhumation ou de la mot de la victime. Ce silence alimente spéculations et controverses, alors que la famille du défunt, selon nos informations, n’aurait pas été associée aux décisions relatives aux obsèques.
