Plusieurs infrastructures routières du territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, sont aujourd’hui dans un état de dégradation alarmant après plus de 400 jours d’occupation rebelle dans la région de Kipese et ses environs.
Selon les autorités locales, les axes routiers de cette partie du territoire ont été abandonnés durant toute la période de contrôle des rebelles du M23-RDF, avant la reprise de la zone par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Faute d’entretien, plusieurs routes se sont fortement détériorées au point de devenir presque impraticables.
Le fonctionnaire délégué de Kipese, Paluku Kangitsi, cite notamment les axes Kipese–Masereka, Kipese–Katondi et Kipese–Mubana parmi les routes les plus touchées par cette dégradation avancée.
« Les routes sont dans un état de délabrement très inquiétant. La circulation devient difficile et les agriculteurs peinent à évacuer leurs produits vers les centres de commercialisation », a-t-il indiqué.
Cette situation affecte considérablement les activités socio-économiques dans la région. Les habitants, en majorité des agriculteurs, éprouvent de sérieuses difficultés pour transporter leurs récoltes, tandis que les déplacements des populations deviennent de plus en plus compliqués.
Face à cette réalité, les autorités locales appellent à une intervention urgente du gouvernement provincial afin de réhabiliter les infrastructures routières et désenclaver cette partie du territoire de Lubero longtemps affectée par l’insécurité.
Le fonctionnaire délégué de Kipese sollicite particulièrement l’implication du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Evariste Somo Kakule, pour accélérer les travaux de réhabilitation des routes devenues essentielles à la relance des activités économiques locales.
Pour les populations de Kipese et des villages environnants, la réhabilitation des routes constitue aujourd’hui une priorité afin de restaurer la mobilité des personnes et des biens après plusieurs mois de crise sécuritaire.
Premiss Batita
