La jeunesse intercommunautaire du Nord-Kivu a lancé un appel à l’unité et à la cohésion sociale afin de faire face à la persistance de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans une déclaration rendue publique ce lundi 18 mai à Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, cette structure regroupant plusieurs communautés ethniques de la province a exprimé sa préoccupation face à la dégradation continue de la situation sécuritaire.
Dans son message, la structure a condamné les massacres de civils attribués aux rebelles des ADF dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Elle a également dénoncé les violations des droits humains rapportées dans les zones sous occupation du M23/RDF, estimant que ces violences continuent d’aggraver la souffrance des populations civiles.
La jeunesse intercommunautaire s’est aussi opposée à toute tentative de déstabilisation des institutions provinciales, dans un contexte déjà marqué par des défis sécuritaires et humanitaires majeurs. Elle appelle les acteurs politiques, communautaires et sociaux à privilégier le dialogue et à éviter les discours susceptibles d’alimenter les tensions au sein de la population.
« L’unité, la paix et la cohésion entre les communautés doivent demeurer au centre des efforts pour restaurer la stabilité dans notre province », souligne cette structure dans sa déclaration.
Par ailleurs, la jeunesse intercommunautaire du Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), à la Police nationale congolaise (PNC) ainsi qu’aux groupes d’autodéfense Wazalendo engagés dans la protection des populations et de l’intégrité territoriale du pays.
Cet appel intervient alors que plusieurs territoires de l’Est de la RDC restent confrontés aux attaques des groupes armés, aux déplacements massifs des populations et à une crise humanitaire persistante.
Premiss Batita
