La situation sécuritaire continue d’impacter gravement le secteur de l’éducation dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Dans le groupement Malio, en chefferie des Bashu, pas moins de 23 écoles primaires et secondaires ont cessé de fonctionner depuis près d’une semaine, suite aux attaques attribuées aux rebelles ADF-MTM/ISCAP.
Selon les informations recueillies ce jeudi 5 février par expressmedias.net, ces établissements, situés dans les villages de Vurondo, Kisasa-Ndondi, Kavira, Kisungu-Vulera et Kyondo-Kitumbu, sont fermés depuis le lundi 21 janvier 2026. Les incursions armées et la peur qu’elles ont semée dans ces localités ont contraint enseignants, élèves et parents à fuir ou à rester cloîtrés chez eux.
Cette interruption brutale des cours menace sérieusement la poursuite de l’année scolaire 2025-2026, déjà fragilisée par l’insécurité persistante dans la région. Les écoles, parfois utilisées comme lieux de refuge ou abandonnées par crainte de nouvelles attaques, ne peuvent plus accueillir les élèves dans des conditions minimales de sécurité.
Face à cette situation alarmante, Maombi Kahongya, président de la société civile du groupement Malio, lance un appel pressant aux autorités compétentes pour une intervention urgente. Il demande notamment le renforcement de la sécurité dans la zone afin de permettre la reprise des activités scolaires et d’éviter que des milliers d’enfants ne voient leur avenir compromis par la guerre.
Dieumerci Matu Chub
