La population de Mayi-Moya, dans le territoire de Beni, a commémoré ce 1er juin le cinquième anniversaire du massacre et de l’enlèvement d’élèves et d’enseignants attribués aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Cette journée de souvenir a été marquée par des témoignages émouvants des survivants et des acteurs du secteur éducatif.
Parmi eux, l’élève Kavira Simafrose se souvient encore avec douleur de cette tragédie survenue alors qu’ils passaient un examen de sport.
« Un mardi 1er juin, vers 10 heures, alors que nous étions à l’examen de sport, les ADF ont surgi près de notre école. Nous avons traversé la RN4 et nous nous sommes divisés en deux groupes. Malheureusement, certains élèves sont tombés entre les mains des assaillants qui ont tué plusieurs personnes et en ont emporté d’autres », a-t-elle témoigné.
Cinq ans après ce drame, les séquelles demeurent visibles au sein de la communauté éducative. Selon l’enseignant Mumbere Samson, de nombreux élèves continuent de vivre avec les traumatismes laissés par cette attaque.
« Mayi-Moya vit toujours dans la peur. Plusieurs élèves sont encore traumatisés. Malgré cela, nous continuons à enseigner par vocation et par amour pour nos enfants », a-t-il déclaré.
Cette commémoration a également été l’occasion pour la population de rendre hommage aux victimes et de renouveler son appel au rétablissement de la paix et de la sécurité dans cette partie du territoire de Beni, régulièrement confrontée aux violences des groupes armés.
Prémisse Batita
