La société civile de la commune de Lubero, dans le territoire éponyme au Nord-Kivu, a adressé ce mardi 6 janvier 2026 un mémorandum au gouverneur militaire de la province, exprimant son inquiétude face à la montée de l’insécurité dans la région.
Dans ce document, les acteurs de la société civile décrivent une situation préoccupante, marquée par une série d'incidents affectant la population : meurtres, violences, extorsions, tracasseries, et autres formes d’abus, imputés à la fois à certains éléments des FARDC, aux groupes armés locaux, dont les Wazalendo, et à des autorités accusées d’inaction.
Face à cette situation, plusieurs revendications claires ont été formulées, notamment :
- La prise en charge des frais funéraires des victimes ;
- L’ouverture d’un parquet militaire à Lubero pour juger les auteurs des exactions ;
- La permutation régulière des troupes militaires sur place ;
- La démilitarisation progressive de la commune ;
- Et des sanctions contre les autorités locales jugées passives.
En guise de pression, la société civile menace de paralyser toutes les activités socioéconomiques et scolaires si ses demandes ne reçoivent pas une réponse rapide et concrète.
À travers ce mémorandum, les leaders communautaires espèrent obtenir un changement réel afin de restaurer un climat de paix et de confiance au sein de la population de Lubero.
Dieumerci Matu Chub
