La tension reste vive dans le secteur éducatif de Mobayi-Mbongo 1, dans la province du Nord-Ubangi. Ce mardi 6 janvier 2026, les enseignants ont de nouveau battu le pavé pour une marche de colère, protestant contre trois mois d’arriérés de salaire (octobre, novembre et décembre 2025). Ces professionnels de la craie conditionnent désormais la reprise des cours à la satisfaction d’un certain nombre d’exigences.
Dans un mémorandum remis à l’administrateur du territoire, les enseignants ont posé trois revendications majeures :
1. Paiement immédiat des arriérés de salaires :
Les enseignants réclament le paiement intégral de leurs arriérés d’ici la quinzaine du mois de janvier. À défaut, ils menacent d'occuper les locaux de la Caritas.
2. Changement de canal de paie :
Ils exigent leur retrait du système de paiement via Caritas au profit de la TMB (Trust Merchant Bank), dénonçant une gestion jugée défaillante. Pour eux, cette "colonisation financière" doit cesser, même si les salaires sont régularisés.
3. Révocation de l'inspecteur Chef de pool primaire :
Ils demandent le départ de M. Michaël Lema, accusé d’avoir enfreint une décision du conseil de sécurité élargi en allant percevoir illégalement les salaires de son pool. Les enseignants le qualifient de "traître", rappelant qu’il aurait récidivé après un acte similaire en 2023.
L’autorité territoriale a promis de transmettre ces revendications aux instances provinciales compétentes pour une solution rapide.
Marquant leur détermination, les manifestants portaient des bandeaux rouges, symbolisant leur condition de "martyrs de l’enseignement".
Ruphin Mboyo Lombo
