La société civile Forces vives, noyau d’Oïcha, accuse la bourgmestre de la commune d’Oïcha de vouloir spolier une partie du cimetière public de Kyuna. Ces accusations ont été rendues publiques dans une déclaration faite ce samedi.
Des accusations de gestion opaque des biens publics
Dans sa déclaration, la société civile dénonce ce qu’elle qualifie de gestion opaque et abusive des biens publics par la bourgmestre de la commune d’Oïcha, Madame Kavira Mwenge Eugénie.
Selon la société civile, la bourgmestre aurait déjà tenté une première fois de spolier une partie du cimetière de Kyuna, une initiative qui avait été déjouée grâce à la vigilance de la communauté locale.
Tentative de manipulation et suspension contestée
La société civile révèle qu’un deuxième essai aurait été entrepris par la bourgmestre, cette fois à travers une tentative de manipulation de Monsieur Kambale Mbakwiravyo Obed, président du comité de gestion des cimetières de la commune d’Oïcha.
D’après la déclaration, la bourgmestre aurait sollicité la cession de deux parcelles situées dans l’ancien cimetière de Kyuna, une demande à laquelle le président du comité a opposé un refus catégorique.
Suite à ce refus, Monsieur Kambale Obed aurait été suspendu par une lettre officielle référencée n°5072/C.O/BB/396/G.319.2/2025.
La société civile estime cependant que cette suspension est nulle et sans effet, affirmant que le poste du président du comité de gestion des cimetières relève de l’Assemblée générale et non de l’autorité municipale.
Soupçons de détournement des fonds communautaires
Toujours selon la société civile, la bourgmestre aurait ensuite procédé à la mutation du compte bancaire des cimetières d’Oïcha, tout en changeant les mandataires du compte sans l’aval de la population, pourtant propriétaire légitime de ces fonds.
Cette manœuvre viserait, selon la déclaration, à faciliter des retraits d’argent en violation des procédures établies, ce que la société civile qualifie de détournement des fonds communautaires.
Un cas similaire évoqué
La société civile évoque également un autre cas récent, celui de Monsieur Mumbere Kasando Chinois, suspendu de ses fonctions de coordonnateur du Comité de gestion des points d’eau d’Oïcha.
Cette suspension serait intervenue après son refus de faciliter des retraits jugés illicites sur le compte de réserve de la communauté locale.
Pour la société civile, ces pratiques sont jugées « insupportables » et traduisent une logique répétitive de mauvaise gouvernance.
Alerte à la population et absence de réaction officielle
Se présentant comme une sentinelle citoyenne, la Société civile Forces vives noyau d’Oïcha appelle la population à la vigilance face à ce qu’elle considère comme des intérêts égoïstes au détriment de l’intérêt communautaire, susceptibles d’entraîner la spoliation des espaces publics et la dilapidation des fonds de la population.
À noter que jusqu’à présent, la bourgmestre de la commune d’Oïcha n’a pas encore réagi à ces allégations formulées par la société civile de sa juridiction.
