La Commission électorale nationale de l’Ouganda a proclamé la victoire du président sortant, Yoweri Kaguta Museveni, à l’issue de l’élection présidentielle. Âgé de 81 ans, le chef de l’État ougandais est réélu pour un septième mandat avec près de 8 millions de voix, soit 71,65 % des suffrages exprimés.
Son principal adversaire, Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine, arrive en deuxième position avec moins de 3 millions de voix. Ce dernier a rejeté les résultats partiels dès leur publication, les qualifiant de « faux résultats » et dénonçant de graves irrégularités dans le processus électoral.
La proclamation de ces résultats intervient dans un climat de fortes tensions. La Croix-Rouge ougandaise, ainsi que plusieurs organisations de défense des droits humains, font état de violences meurtrières lors des manifestations postélectorales. Selon ces sources, au moins 12 personnes auraient été tuées et plusieurs autres blessées lors d’interventions des forces de l’ordre.
Par ailleurs, ces élections se sont déroulées dans un contexte marqué par la coupure totale de la connexion Internet sur l’ensemble du territoire national, une décision vivement critiquée par l’opposition et les organisations de la société civile, qui y voient une atteinte à la transparence électorale et à la liberté d’expression.
Malgré les contestations et les accusations de répression, la Commission électorale maintient que le scrutin s’est déroulé conformément à la loi, confirmant ainsi la continuité du pouvoir de Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986.
