La Fédération française de football (FFF) ne soutiendra finalement plus Gianni Infantino dans sa course à un nouveau mandat à la tête de la FIFA. La décision a été prise à l’unanimité ce jeudi 10 septembre 2026, à l’issue d’une réunion de son comité exécutif.
Le président de la FFF, Philippe Diallo, a annoncé ce retrait dans un communiqué, estimant que la confiance accordée au dirigeant italo-suisse avait été rompue.
« Nous estimons que la confiance placée dans le président de la FIFA a été trahie et que la manière dont est envisagée la gouvernance du football mondial ne nous correspond plus », a déclaré Philippe Diallo.
Cette prise de position intervient alors que Gianni Infantino, en fonction depuis 2016, prépare sa candidature pour un nouveau mandat lors de l’élection prévue en mars 2027.
La décision française intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de la gouvernance de la FIFA. Plusieurs fédérations reprochent notamment à Infantino un fonctionnement jugé insuffisamment transparent et des projets engagés sans concertation suffisante.
Parmi les dossiers controversés figure notamment un projet visant à créer une structure commerciale susceptible d’ouvrir une partie de ses capitaux à des investisseurs privés afin d’y intégrer certaines recettes liées à la Coupe du monde. Face aux nombreuses critiques, le projet avait finalement été abandonné quelques jours après sa révélation.
Philippe Diallo s’était également opposé au projet évoqué cet été concernant l’ouverture du capital de certaines activités liées à la Coupe du monde à des investisseurs privés.
Avant la FFF, plusieurs fédérations européennes avaient déjà pris leurs distances avec Gianni Infantino, notamment celles de la Suède, de l’Écosse, de l’Italie et de la Belgique.
Des associations de supporters, d’anciens joueurs ainsi que le vice-président du Conseil de la FIFA, le Hongrois Sándor Csányi, ont également exprimé des réserves à l’égard de sa gouvernance.
Le retrait du soutien français constitue ainsi un nouveau revers politique pour Gianni Infantino, à quelques mois de l’élection à la présidence de la FIFA.
Hervé Tshiombela
