Richard Muyej, ancien ministre de l’Intérieur et fidèle lieutenant de Joseph Kabila, brise le silence et entre dans l’arène. Sur X, il lâche un pavé dans la mare: le procès de l’ex-président? Une « pièce de théâtre judiciaire », un scénario bancal où la justice semble avoir troqué sa robe pour un costume de dramaturge.
Un procès ou une fiction politique?
Muyej ne mâche pas ses mots: « Le scandale est immense et m’invite au débat, j’y suis désormais et j’y reste. »
Il démonte les fondations de l’accusation, soulignant une contradiction grotesque:
« On réclame 24 milliards pour trahison, mais on le traite aussi d’espion étranger. Comment trahir un pays dont on ne serait même pas citoyen? »
Justice à géométrie variable
Dans ce procès, les rôles se brouillent. Muyej pointe une justice schizophrène:
- Le ministère public affirme que Kabila est congolais.
- La partie civile le peint en agent double.
- Et l’État congolais? À la fois victime, juge et accusateur. Une triple casquette qui ferait rougir n’importe quel manuel de droit.
Pour Muyej, ce procès dépasse le cadre juridique. C’est un feuilleton politique, un spectacle à rebondissements, où chaque audience ajoute un nouvel épisode à une série qui semble écrite pour diviser plutôt que pour juger.
Roger Amani
