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JUSTICE
EXPRESS

Publié le Mercredi 28 janvier 2026

Nombre de lectures: 170

Procès Philémon Yav : entre dénégations, confirmations et contradictions, la vérité en suspens

Le mardi 27 janvier 2026, la Haute Cour Militaire de Kinshasa a auditionné quatre généraux des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) en qualité de renseignants dans le procès opposant l’Auditeur Général et le Ministère Public au lieutenant-général Philémon Yav Irung. Ce dernier, ancien commandant de la troisième zone de défense et coordonnateur des opérations au Nord-Kivu, est poursuivi pour trahison et incitation des militaires à des actes contraires au devoir ou à la discipline.

‎Les témoins – le lieutenant-général Constant Ndima Kongba (ex-gouverneur militaire du Nord-Kivu), le général-major Sylvain Ekenge Bomusa Efomi (porte-parole suspendu des FARDC), le général de brigade Dany Yangba Tene (ex-conseiller) et le général de brigade Evariste Mwehu Lumbu (ex-commandant du secteur opérationnel Sukola 2 Sud-Sud-Kivu) – ont été interrogés sur deux messages extraits des téléphones du prévenu, émanant du colonel Célestin Senkoko, secrétaire particulier du général rwandais James Kabarebe.

‎« C’est ce Cirimwami là qui bloque notre projet », selon le premier message présenté par l’accusation. « Toi Général Mwehu, tu es tout le temps au front. La victoire remportée va profiter à ces bangala. Toi, on ne te verra pas », pour le second message.

‎Lors de sa déposition, le général Ndima a admis avoir été informé à Goma par le général Cirimwami d’un message provenant du Rwanda, et avoir chargé le général Ekenge, en déplacement à Kinshasa, de relayer l’information au chef d’état-major général des FARDC, au sous-chef chargé des renseignements et au chef de la maison militaire du chef de l’État. Les généraux Ekenge et Yangba, présents, ont confirmé ces déclarations de leur ancien supérieur.

‎En revanche, le général Mwehu a nié avoir reçu un message de James Kabarebe, affirmant qu’il s’agissait plutôt d’une directive interdisant aux militaires des FARDC tout contact avec les combattants des FDLR – une version réfutée par l’Auditeur Général, qui a insisté sur le fait que le dossier judiciaire ne porte que sur les deux messages initiaux. La cour a renvoyé l’audience au 7 février 2026.

Rédaction 

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Publié le Mercredi 28 janvier 2026

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