Le gouvernement provincial de la Tshopo a lancé un appel ferme au calme et au respect des droits humains, après que des rumeurs persistantes de « disparition des sexes » ont provoqué une montée des tensions et des incidents de violences populaires dans plusieurs communes de Kisangani et ses territoires.
Face à cette situation préoccupante, le ministre provincial de l’Intérieur et de la Sécurité, Professeur Roger Ekongo Ndemba, a diffusé un communiqué officiel ce mardi 7 octobre pour réaffirmer l'autorité de l'État et prévenir de nouveaux drames.
Le ministre Ekongo Ndemba a mis en garde la population contre toute forme de justice personnelle, rappelant solennellement que « la vie humaine est sacrée ». Le communiqué insiste sur le fait que les allégations, qu'elles soient d'ordre mystique ou considérées comme infondées, ne peuvent justifier le lynchage ou la violence.
« Toute personne suspecte doit être protégée, et non victime de lynchage », précise le document. Le ministre rappelle que la seule voie légale est de signaler les personnes concernées à la Police nationale congolaise (PNC), seule force habilitée à mener les enquêtes et à rendre la justice dans le cadre de la loi.
Afin de contrer la psychose qui reste palpable, notamment dans les communes de Mangobo, Lubunga et Kabondo, le gouvernement provincial exhorte les autorités locales – administrateurs de territoires, bourgmestres, chefs de secteurs et chefs coutumiers – à intensifier la sensibilisation auprès des communautés.
Cet appel vise à renforcer la cohésion sociale et à garantir que la prudence et le respect des procédures légales priment sur la peur. En faisant confiance aux forces de sécurité pour clarifier ces allégations, le gouvernement de la Tshopo cherche à empêcher que les rumeurs ne deviennent le moteur de l'insécurité et de la violence.
Le communiqué rappelle fermement que la justice ne peut se rendre dans la rue, mais doit s’exercer « avec dignité et respect de la vie humaine ».
Abdoul Ulafia
