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LIBRE OPINION
EXPRESS

Publié le Mardi 19 mai 2026

Nombre de lectures: 17

QUI EST AFRICAIN ET QUI NE L’EST PAS ?

La première fois que j’ai publié cette tribune date du 19 mai 2020. Donc, cela va faire 6 ans que je me bats pour qu’on puisse rebaptiser notre continent par son véritable nom.

Je me suis rendu compte qu’on a supprimé ma tribune partout où j’étais publié. J’ai privilégié le site d’ Afrikhepri pour être mon porte-étendard, mais hélas…

Aujourd’hui, je reviens pour marteler avec insistance afin que le monde sache qu’il est temps de reprendre notre ipséité.

Je sais que ma tribune va choquer plus d’une personne, mais je veux que le monde entier sache que le temps de courber l’échine est révolu…

Plusieurs savants noirs : égyptologues, sociologues, linguistes, anthropologues, historiens, philosophes et éminents professeurs ont démontré que le mot « AFRIQUE » est arabe, que les Romains ont donné à notre cher continent.

Aujourd’hui, je pense plus particulièrement à mon défunt frère : Espérance Makuzayi Massaki (qu’on appelait affectueusement « YA ZIMBA »), qui était journaliste et dont les articles dans la revue antillaise Racines et Couleurs faisaient autorité. C’est lui qui m’a communiqué cet esprit de fouineur pour découvrir les merveilles de notre cher continent.

C’est par lui que j’ai connu le savant sénégalais Cheikh Anta Diop, ses recherches sur l’homme noir et sur notre cher continent.

Espérance Makuzayi Massaki était un éminent intellectuel, chercheur et homme de lettres du centre de ce continent noir . Figure polyvalente de la renaissance culturelle et scientifique du monde noir, il a mené de front des carrières de journaliste, écrivain, historien, anthropologue et égyptologue. Son œuvre et ses engagements forment un pont unique entre la réécriture de l’histoire antique du continent et le décryptage de sa géopolitique contemporaine.

Espérance Makuzayi Massaki a consacré ses recherches en collaborant avec Cheikh Anta Diop. Il a travaillé aux côtés du savant sénégalais, contribuant avec lui dans la mythique revue Présence Africaine, le cœur historique et littéraire du Pankamisme (ou Pankémitisme) ou du panalkabulanisme.

Il était un ami très proche et un collaborateur du professeur Jean-Charles Coovi Gomez. Ils ont œuvré pour démontrer scientifiquement l’origine africaine de la civilisation égyptienne.

Le journaliste et la passerelle transatlantique (Racines et Couleurs)

Doté d’une plume journalistique acérée, il a activement participé à la diffusion des savoirs et au dialogue avec les diasporas africaines.

La revue Racines et Couleurs : il fut l’une des signatures marquantes de cette revue internationale antillaise. Il y a jeté un pont intellectuel entre l’Afrique et les Caraïbes, nourrissant les débats sur l’identité noire, la mémoire et la reconnexion avec la « Terre-Mère ».

Pour Espérance Makuzayi Massaki, la maîtrise du passé devait impérativement servir à résoudre les crises du présent. Il a ainsi mis sa rigueur scientifique au service de l’analyse géopolitique immédiate.

Ouvrage de référence : il est le co-auteur, avec Ousmane Bamba, du livre majeur Le conflit angolais : l’action d’Alioune Blondin Bèye, médiateur des Nations Unies, publié en 2003 aux Éditions Cauris. Cet ouvrage, préfacé par Boutros Boutros-Ghali, reste une référence incontournable sur les processus de paix en Afrique subsaharienne.

Je n’oublierai pas aussi le professeur Jean-Charles Coovi Gomez du Bénin…

Dans le domaine scientifique, ils m’ont été d’un support inestimable.

Je suis fier de mon Mentor, Sa Grande Majesté, le prophète Joseph Mukungubila Mutombo, qui m’a ouvert l’entendement et m’a permis d’entrer dans la haute sphère spirituelle pour comprendre la profondeur de la connaissance de la CRÉATION, qui a comme épicentre notre cher continent, qu’il a toujours appelé chèrement LA MÈRE DE TOUTES LES TERRES ou LA TERRE MÈRE !

C’est par lui que j’ai tout appris.

Je vais orienter le débat sur le nom de notre cher continent autrement, tout en commençant par donner certaines définitions ou significations du mot Afrique et celui du continent noir qui est le nôtre :

* Le nom Afrique ou Africa viendrait du mot AFER en latin, qui aurait un lien avec une tribu arabo-berbère (Banou Ifren, AFRIQIYA ou IFRIQOS, nom d’un roi arabe), donc arabe au nord de notre cher continent, autrement dit le Maghreb.

* Le mot KOUSHIM est notre continent par le mot KOUSH, du nom Bakousou, l’un de nos peuples du NZADI (qui a été dérivé par le nom ZAÏRE), Nzadi étant le mot prononcé par les Ne-Kongo à Diego Čao au delta de notre majestueux fleuve, qui veut dire PAYS COUPÉ PAR LES FLEUVES.

* Nous sommes les descendants de CHAM ou KAM. L’ancien nom de notre cher continent était KAM ou KAMA.

* CHAM, KAM ou encore KAMA veut tout simplement dire NOIR ou BRÛLÉ. Chez nous, on appelle MAKALA un morceau de bois brûlant ou brûlé, donc NOIR.

* Le mot KAM figure également sur une inscription cananéenne datée du Xe siècle av. J.-C. et désigne notre cher continent.

- ⁠Éthiopien qui veut dire brûlé par le soleil. Il vient du grec ancien Aithiops, qui signifie « au visage brûlé ». Dans l'Antiquité, ce terme désignait globalement les personnes à la peau sombre et les régions d'Afrique situées au sud du désert du Sahara. Dans les textes bibliques en hébreu, le terme Koush désigne la région située au sud de l'Égypte (la Nubie antique). Lorsque la Bible a été traduite en grec (la Septante), le mot Koush a été systématiquement traduit par Aithiopia (Éthiopie), qui signifie littéralement « visages brûlés » ou « peaux sombres ».

Donc nous sommes des KAMITES et notre cher continent s'appelle KAMA (ou KAMITA).

Il est également important de rappeler au monde entier que notre continent ne s’appelait pas originellement « Afrique ».

Avant d'être nommé Afrique sous des influences extérieures, plusieurs historiens et chercheurs panafricanistes, parmi lesquels le savant sénégalais Cheikh Anta Diop, évoquent l’existence d’anciens noms indigènes donnés à notre continent, notamment le nom ALKEBULAN.

ALKEBULAN signifierait « mère de l’humanité », « jardin d’Éden » ou encore « berceau de l’humanité ». Ce nom renvoie à l’idée d’une terre originelle, source de civilisation, de spiritualité et de vie.

Cela démontre clairement que notre continent possédait déjà ses propres appellations bien avant les invasions, les occupations et les influences étrangères.

Dans Le Grand dictionnaire historique ou Le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, l’historien français Louis Moréri évoque cette réalité en ces termes :

« Cette partie du Monde que nous appelons Afrique, est nommée Africa par les Latins, par les Italiens & par les Espagnols, par les Anglais et autres peuples de l'Europe, Ephrikia par les Turcs ; Alkebulan par les Arabes ; Besecath par les Indiens, et Iphrikia ou Aphrikia par les peuples du pays. Les Grecs l'ont nommée Libye, puis Afrique. »

Cette citation historique démontre à suffisance que le nom « Afrique » n’est ni originel ni authentiquement issu des peuples noirs de ce continent.

Maintenant, nous devons faire un choix historique entre KAMA et ALKEBULAN.

Ces deux noms portent en eux notre mémoire, notre identité, notre spiritualité et notre authenticité civilisationnelle.

KAMA renvoie à notre héritage kamite, à CHAM ou KAM, ancêtre des peuples noirs, tandis qu’ALKEBULAN rappelle que notre continent fut considéré comme la « mère de l’humanité » ou encore le « jardin d’Éden ».

Je laisse donc la latitude à tous les chercheurs, historiens, scientifiques, intellectuels, étudiants et à toute la jeunesse noire consciente de se prononcer librement à travers une grande pétition panafricaine afin que notre continent retrouve enfin son véritable nom.

À ce titre, plusieurs penseurs et courants contemporains proposent aujourd’hui d’aller au-delà même du terme « panafricanisme », jugé par certains insuffisant ou historiquement déconnecté des appellations originelles du continent-mère.

Pourquoi ces termes remplacent-ils « panafricanisme » ?

Le Pankamisme (ou Pankémitisme) : construit sur la racine Kama (ou Kemet), qui signifie « la terre des Noirs » ou « terre noire » en égyptien ancien. Prôner le pankamisme revient à vouloir l’union de tous les peuples noirs ou originaires de la terre matrice, sous leur véritable nom historique.

Le Panalkabulanisme : repose sur Alkebulan (Alke-bu-lan), présenté par plusieurs traditions et historiens comme l’un des plus anciens noms indigènes du continent, signifiant parfois « la mère de l’humanité » ou « le jardin d’Éden ». Le panalkabulanisme désigne donc l’unification géopolitique et culturelle de l’ensemble de ce territoire originel.

Pourquoi les pères des indépendances de notre cher continent, en créant l'OUA n'ont pas pensé directement à changer le nom de notre continent ?

Parce qu’en continuant de porter ce nom, nous continuons à accepter d’être assujettis par nos envahisseurs et occupants.

Pour la petite histoire du Maghreb, c’est en l’an 633 que les Arabes ont envahi et occupé le nord de notre cher continent. Et c’est le nom d’un tyran, roi envahisseur et occupant, que porte notre cher continent. Quelle honte pour nous !!!!

C’est la raison pour laquelle notre continent continue de subir toutes ces humiliations, parce qu’il porte ce fameux nom de malédiction !

Il y a une maxime bantoue qui dit ceci : « TEL NOM, TEL HOMME »…

L’influence du nom sur la personne ou sur tout un continent a un impact soit positif, soit négatif.

Le nom exerce-t-il une influence sur celui qui le porte ?

Oui, je le dis sans ambages, car notre cher continent doit être décolonisé et surtout déberlinalisé au vrai sens du mot…

Nous sommes très fiers d’être les descendants de NIMROD, notre ancêtre qui fut le premier puissant sur toute la terre.

Notre cher continent est LA TERRE DE REFUGE pour toute l’HUMANITÉ ; c’est la raison pour laquelle nous sommes combattus.

Je demande aux parlementaires panafricains qui siègent à l’Assemblée de l’Union africaine à Midrand, en Afrique du Sud, de se pencher sur ce dossier et je suis prêt à répondre à leur invitation pour présenter ma THÈSE.

À tous les chefs d’État de notre cher continent, je vous prie de faire comme le capitaine Thomas Sankara, qui n’avait pas hésité un seul instant à changer le nom de son pays.

Regardez comment nos frères du Cameroun sont en train de s’entretuer à cause de l’héritage colonial.

Je lance un appel solennel à toutes les filles et à tous les fils de ce continent afin de répondre massivement à mon invitation pour le changement du nom de notre cher continent. Je pense plus précisément à mon estimé frère de lutte Kemi Seba, Charles Onana, Jean Goubald Kalala, Patrick Mbeko, Nathalie Yamb, MATTHIEU GLOBLI, CHRISTIAN DZELLAT NKOUSSOU (parfois appelé Christian N’Zela), la liste n’est pas exhaustive… de se lever comme un seul homme pour ce grand changement qui est notre droit.

Au besoin, pouvoir lancer une pétition pour le changement du nom de notre cher continent, car NOUS NE SOMMES PAS DES AFRICAINS mais DES KAMITES et notre cher continent est KAMA ou KAMITA.

C’est par contre les MAGHRÉBINS qui sont des AFRICAINS, qu’on se le dise !!!

Il n’y a qu’à constater comment les Noirs sont traités au Maghreb.

Je recommande le RECOURS À L’AUTHENTICITÉ de notre cher continent, car c’est là que loge la clé de notre DIGNITÉ et de notre IDENTITÉ.


Par Mingiedi Mbala N’zeteke Charlie Jephthé

Activiste, Penseur et Notable de Madimba

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