Invité ce mardi 21 juillet du Space sur X du journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, le leader d'Envol a adressé un message direct à Félix Tshisekedi tout en défendant la stratégie de l'opposition.
Interrogé sur la suite des événements si le dialogue national n'est pas convoqué au 15 août, date butoir fixée par la coalition C64 après le report de sa marche du 22 juillet, l'opposant a voulu se montrer ferme.
Il a promis une « nouvelle date » de mobilisation qui, cette fois, ne sera « ni négociée ni changée ». Une réponse à ceux qui accusent la C64 de multiplier les reports. Delly Sesanga les a d'ailleurs mis au défi : que ceux qui critiquent viennent alors se joindre à la rue « pour revendiquer le droit du peuple congolais ».
Mais le moment fort de son intervention reste son adresse au Chef de l'État. Pour Delly Sesanga, l'heure n'est plus aux grands chantiers ou aux promesses de lendemains meilleurs.
« Il est un temps de fin de règne », a-t-il lancé, estimant que le seul devoir qui incombe aujourd'hui à Félix Tshisekedi est de rendre au pays son intégrité territoriale, telle qu'il l'avait « en héritage » au moment de son serment.
« Il ne lui revient pas de finir tous les problèmes du Congo », a-t-il insisté, soulignant que ce relais devra être repris par « un autre Congolais ».
L'opposant a conclu son propos par un clin d'œil appuyé à l'histoire politique du pays, en évoquant la mémoire d'Étienne Tshisekedi, père de l'actuel président, qu'il a présenté comme un combattant de toujours « contre le pouvoir personnel et le pouvoir à vie ».
Roger AMANI
