La République démocratique du Congo a procédé à la clôture officielle des activités liées au mois dédié aux droits de la femme, à travers une série d’initiatives organisées sur l’ensemble du territoire national.
À Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central, cette clôture a été marquée, ce mercredi 22 avril 2026, par la tenue d’un atelier de sensibilisation consacré à la protection de la femme et de l’enfant. Cette activité s’inscrit dans le cadre des manifestations nationales organisées en clôture du mois de mars, traditionnellement consacré à la promotion des droits des femmes.
Organisé par le ministère du Genre, Famille et Enfant avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, cet atelier a réuni autorités publiques, acteurs de la société civile, leaders communautaires ainsi que des experts du secteur social.
Dans son intervention, la ministre nationale du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombaye Kalamba, a rappelé que ces activités menées à travers le pays visent à renforcer la sensibilisation sur les droits fondamentaux des femmes et des enfants. Elle a également insisté sur la nécessité d’une implication plus accrue des communautés locales dans la lutte contre les violences basées sur le genre, tout en appelant au respect strict des textes légaux en vigueur en République démocratique du Congo.
Prenant également la parole, le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu Nkonko, a rendu hommage à la résilience et à la détermination des femmes de sa province, qu’il a qualifiées de piliers du développement communautaire.
De son côté, le représentant du coordonnateur résident du système des Nations Unies, Bruno Lemarcis, a salué les progrès réalisés en matière d’égalité entre les sexes, tout en encourageant la poursuite des efforts pour consolider ces acquis.
Les discussions au cours de cet atelier ont porté sur plusieurs thématiques essentielles, notamment la prévention des violences basées sur le genre, la prise en charge des victimes ainsi que l’autonomisation économique des femmes. Les participants ont également formulé plusieurs recommandations, visant à améliorer les mécanismes de protection sociale et à renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués.
Cette activité vient ainsi clore un mois marqué par des campagnes de sensibilisation, de plaidoyer et de mobilisation en faveur des droits des femmes et des enfants. Elle traduit la volonté des autorités nationales et de leurs partenaires de poursuivre ces actions au-delà du cadre symbolique du mois de mars, afin de garantir une protection durable et effective des droits des femmes sur toute l’étendue du territoire national.
Hervé Tshiombela
