Un audit préliminaire des effectifs de la Police nationale congolaise met en lumière d'importantes irrégularités.
Présentés au Conseil des ministres du vendredi 10 juillet par le Vice-Premier ministre en charge de l'Intérieur, les résultats portent sur 157 886 dossiers recensés dans la base de données de la PNC.
Sur ce total, 63 817 dossiers ont été classés comme prioritaires. Il s'agit d'agents en position non active ou de cas présumés fictifs ou irréguliers, qui devront faire l'objet d'un contrôle physique approfondi.
Selon les projections présentées au gouvernement, si aucune mesure corrective n'est prise, ce dysfonctionnement représente un manque à gagner considérable pour l'État : entre 8,32 et 19,42 millions de dollars par mois, soit jusqu'à 233 millions de dollars par an.
Pour y remédier, le gouvernement a été sollicité afin de finaliser le financement de l'opération de contrôle général et de dotation en cartes biométriques pour les policiers. Une opération présentée comme un investissement stratégique pour rationaliser la masse salariale et assainir les effectifs de la Police nationale.
Roger AMANI
