Cookies Consentement

Ce site web utilise des cookies pour vous aider à bénéficier d'une expérience de navigation supérieure et plus pertinente sur le site web. En savoir Plus...

SÉCURITÉ
Stony Mulumba Sha Mbuyi, Directeur de publication

Publié le Lundi 05 janvier 2026

Nombre de lectures: 431

RDC : 323 combattants du M23-AFC se rendent aux FARDC dans l’Est du pays, dénonçant des traitements inhumains

Dans une avancée notable pour les opérations militaires engagées dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), 323 éléments du mouvement rebelle M23-AFC ont officiellement déposé les armes au cours des deux dernières semaines de décembre 2025. L’annonce a été faite samedi 3 janvier par le major Dieudonné Kasereka, porte-parole de la 34e Région militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Ces redditions massives se sont déroulées dans plusieurs zones stratégiques : Lubero, Rutshuru et Masisi, situés dans la province instable du Nord-Kivu, ainsi qu’à Kalehe, au Sud-Kivu. Ces territoires restent fortement affectés par la présence de groupes armés opérant dans l’Est congolais, en particulier le M23-AFC, un mouvement régulièrement accusé de crimes graves et bénéficiant, selon Kinshasa, du soutien de l’armée rwandaise.

Des redditions motivées par des abus internes

Selon le major Kasereka, les combattants ayant choisi de quitter le M23 évoquent des conditions de vie insoutenables au sein du groupe armé, marquées notamment par des traitements dégradants, des actes de torture systématique et des pressions hiérarchiques constantes. Ces abus seraient commis par les cadres militaires du mouvement, dans un contexte de tensions internes croissantes et de désorganisation progressive.

« Ces jeunes gens ont fui les atrocités dont ils étaient eux-mêmes victimes au sein du M23-AFC. Ils ont préféré se rendre aux FARDC plutôt que de continuer à subir des sévices ou être utilisés comme chair à canon », a affirmé le major Kasereka lors d’un point de presse organisé au quartier général de la 34ᵉ Région militaire.

Les ex-combattants, une fois désarmés, ont été immédiatement transférés vers un site sécurisé sous supervision militaire. Des services spécialisés de l’armée, appuyés par les autorités civiles, assurent leur prise en charge humanitaire et psychologique, dans l’attente de leur éventuelle réinsertion sociale.

Le commandement militaire congolais, tout en saluant ces actes de reddition volontaire, a lancé un nouvel appel à l’ensemble des éléments encore actifs du M23-AFC, les exhortant à suivre le même chemin.

« Nous leur garantissons un traitement digne, conformément aux principes du droit international humanitaire et aux lois congolaises. Qu’ils sachent qu’il est encore temps de sortir de la voie de la violence », a ajouté le major Kasereka.

Une dynamique de désintégration du M23 ?

Ces redditions pourraient marquer un tournant dans la dynamique du conflit, selon plusieurs analystes sécuritaires. Depuis plusieurs mois, le M23-AFC subit une pression militaire constante de la part des FARDC et de leurs alliés. L’épuisement logistique, les pertes en hommes, les tensions internes et l’isolement diplomatique auraient contribué à affaiblir la cohésion de la rébellion.

Le gouvernement congolais insiste sur la nécessité d’une solution militaire couplée à une stratégie de démobilisation et de réinsertion pour mettre un terme durable à l’instabilité dans la région.

La situation humanitaire dans les zones affectées reste préoccupante. Selon les agences humanitaires, les récents affrontements ont provoqué un déplacement massif de populations, portant à plus de 6,5 millions le nombre total de déplacés internes dans le pays, dont la majorité se trouve dans les provinces de l’Est.

L’ONU, l’Union africaine et d'autres partenaires régionaux continuent d’appeler à la cessation des hostilités, à la protection des civils et à l’ouverture de corridors humanitaires pour venir en aide aux populations sinistrées.

Le commandement militaire congolais, par la voix du major Kasereka, a réaffirmé sa détermination à neutraliser toutes les forces négatives opérant sur le sol congolais, tout en maintenant ouverte la voie à la reddition pour tous ceux qui souhaitent rompre avec la rébellion.

« La reddition de 323 combattants en l’espace de deux semaines est un signe fort. C’est aussi un message d’espoir pour les communautés locales, qui aspirent à vivre enfin dans la paix, la sécurité et la dignité », a conclu le porte-parole militaire.

Alors que les opérations militaires se poursuivent dans plusieurs axes sensibles du Nord et Sud-Kivu, les autorités congolaises espèrent que cette vague de redditions ne sera pas un fait isolé, mais le début d’un effondrement progressif du M23-AFC, ouvrant la voie à une stabilisation durable de l'Est du pays, trop longtemps meurtri par des décennies de conflits armés.

SÉCURITÉ
Stony Mulumba Sha Mbuyi, Directeur de publication

Publié le Lundi 05 janvier 2026

Nombre de lectures: 431

0 Commentaire

Laisser un commentaire

Rubriques
POLITIQUE SOCIÉTÉ LIBRE OPINION ÉDUCATION SANTÉ SPORTS CULTURE SÉCURITÉ JUSTICE INFRASTRUCTURE DIPLOMATIE AFRIQUE MONDE ÉCONOMIE SANTÉ INSÉCURITÉ RELIGION REVUE DE PRESSE

Express MÉDIA est une plateforme en ligne dédiée à l'actualité en RDC, offrant des informations exclusives, vérifiées, certifiées et en temps réel.

© Express Média. Tous droits réservés.