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JUSTICE
EXPRESS

Publié le Mercredi 21 janvier 2026

Nombre de lectures: 238

RDC : Affaire Philémon Yav devant la Haute Cour militaire, trois ans de détention, mais toujours aucune preuve matérielle

Les débats dans l’affaire de trahison visant le lieutenant-général Philémon Yav Irung ont franchi une étape cruciale devant la Haute Cour militaire. Trois ans après son arrestation, le lieutenant-général Philémon Yav Irung comparaît devant la Haute Cour militaire.

Accusé de trahison, il risque la peine capitale alors qu’aucune preuve matérielle n’a été produite par le ministère public. La défense dénonce une procédure fondée sur des suppositions et réclame l’application stricte du principe : le doute profite à l’accusé.

‎Selon le ministère public, le prévenu aurait reçu un message attribué à James Kabarebe, via un intermédiaire, suggérant un plan de déstabilisation. L’accusation ajoute que ce message mentionnait le général-major Peter Cirimwami Nkuba comme obstacle au projet, ce qui serait la preuve d’une collusion avec des acteurs étrangers hostiles.

‎Les avocats du lieutenant-général dénoncent une procédure bâtie sur des suppositions. Ils rappellent que la charge de la preuve incombe exclusivement à l’accusation et exigent la production du message incriminé. Pour eux, il est inacceptable qu’un officier supérieur risque la peine capitale sur la base d’un élément inexistant.

‎L'auditeur général admet ne jamais avoir vu personnellement le message. Il affirme que celui-ci aurait été effacé par le prévenu lors de la phase préjuridictionnelle. Les téléphones saisis, bien qu’analysés par des experts, n’ont pas permis de récupérer les données, le ministère public invoquant la sophistication des appareils.

‎La défense réplique en dénonçant une poursuite sans fondement matériel et invoque le principe fondamental selon lequel le doute profite à l’accusé. Me Carlos Ngwapitshi parle même de « raccordement frauduleux », critiquant l’incapacité du ministère public à produire la preuve centrale du dossier.

‎Philémon Yav Irung nie catégoriquement avoir reçu un quelconque message de James Kabarebe. Son sort reste suspendu aux prochaines audiences, où la Haute Cour militaire devra trancher entre une accusation fragilisée par l’absence de preuves et une défense qui réclame l’application stricte des principes de droit.  

Rédaction 

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