La vague de défections se poursuit dans l'entourage de l'ancien président. Au lendemain de la désignation de Joseph Kabila à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), la nouvelle structure politico-militaire issue de l'AFC/M23, Arlette Odia a annoncé son départ de sa famille politique.
Dans un message publié ce mardi 13 octobre 2026 sur son compte X, la présidente de l'association CDUC a été lapidaire : « Tout a un début et une fin ».
Pour Arlette Odia, la création d'un mouvement armé par l'ancien chef de l'État constitue une ligne rouge. Elle estime que ce choix marque la fin de son appartenance à son camp et rend impossible toute poursuite de son engagement à ses côtés.
Profitant de cette rupture, elle annonce dans la foulée la reprise des activités de la CDUC. Elle présente son organisation comme une structure « pacifique, pacifiste et autonome, conformément à la Constitution », entendue comme une façon de se démarquer clairement de la nouvelle orientation prise par le FRN.
Avec cette prise de position, Arlette Odia rejoint la liste des figures autrefois proches de Joseph Kabila qui ont pris leurs distances depuis l'annonce de lundi. Parmi elles, l'ancienne ministre Marie-Ange Mushobekwa avait déjà exprimé son désaccord, dénonçant elle aussi le recours aux armes.
Cette nouvelle défection illustre l'onde de choc provoquée par la naissance du FRN au sein de la galaxie kabiliste, où une partie des fidèles refuse d'associer son avenir politique à une entreprise militaire.
Roger AMANI
