Les services de sécurité ont procédé à l’arrestation d’Aubin Minaku, vice-président du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), formation politique de l’ancien président Joseph Kabila.
L’opération s’est déroulée dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 janvier, aux alentours de 01h du matin, au domicile de l’ancien président de l’Assemblée nationale, situé à Kinshasa. Selon des témoins, l’intervention a été menée de manière musclée, surprenant le voisinage.
Cette arrestation survient quelques semaines seulement après celle d’Emmanuel Ramazani Shadari, secrétaire permanent du PPRD, également appréhendé par les forces de sécurité à son domicile. Ces deux figures majeures du parti de Joseph Kabila se retrouvent désormais dans le viseur de la justice congolaise, alimentant les spéculations sur une campagne ciblée contre l’ancienne formation présidentielle.
Le PPRD, longtemps dominant sous la présidence de Joseph Kabila, traverse une période de fragilité. Les arrestations successives de ses cadres de haut rang fragilisent davantage son influence et posent la question de son avenir dans le paysage politique congolais.
Pour l'heure, aucune communication officielle n’a été faite sur les raisons de l’interpellation d’Aubin Minaku qui intervient dans un climat de fortes tensions liées notamment à la situation sécuritaire dans la partie Est du pays et de poursuites judiciaires visant les proches de l’ex-président Joseph Kabila, autorité morale du PPRD.
Cette interpellation s’inscrit également dans le prolongement de la condamnation à mort par contumace de Joseph Kabila lui-même par la justice militaire pour son prétendu soutien à la rébellion AFC/M23. Le PPRD n’a pour l’heure pas réagi officiellement.
Roger AMANI
