De nouveaux éléments ont émergé lors de l’audience tenue vendredi 24 avril à la Cour d'appel de Kinshasa-Gombe, dans le cadre d’un dossier lié à la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de la Tshopo.
À la barre, l’ancien coordonnateur du Fonds spécial de répartition de l’indemnisation aux victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC a affirmé que le choix de la société Congo Energy avait été effectué par l’ex-ministre de la Justice, Constant Mutamba.
Selon le prévenu Chancard Bolukola, ce dernier aurait également donné instruction de procéder au paiement d’un montant de 4 millions de dollars américains dans le cadre de ce projet.
Des réserves sur la procédure d’attribution
Appelé à témoigner, Teddy Lwamba, directeur général de la Société nationale d’électricité, a soulevé des préoccupations quant au respect des procédures administratives.
Il a notamment indiqué que, sur le plan contractuel, la compétence relevait du ministère du Portefeuille et non de celui en charge des Ressources hydrauliques et Électricité. Il a par ailleurs évoqué l’existence d’irrégularités dans le processus ayant conduit à l’attribution du marché.
Un dossier sensible en examen
Ces déclarations interviennent dans un contexte de contrôle accru des marchés publics et de la gestion des fonds liés à l’indemnisation des victimes dans la République démocratique du Congo.
La Cour d'appel de Kinshasa-Gombe poursuit l’examen de cette affaire, qui pourrait apporter des éclairages supplémentaires sur les mécanismes de passation des marchés et les responsabilités engagées.
