L’histoire du football congolais vient de s’écrire en lettres d’or. Cinquante-deux ans après sa dernière participation, la République démocratique du Congo retrouve la Coupe du Monde. Mais ce retour a une saveur particulière : c’est la deuxième fois que le pays dispute la compétition, sous un nom différent.
En 1974, les Léopards avaient représenté le Zaïre, après avoir remporté la CAN deux ans plus tôt. Aujourd’hui, c’est la République démocratique du Congo qui s’apprête à fouler les pelouses du Mondial 2026, grâce à une victoire historique (1-0) contre la Jamaïque lors des barrages intercontinentaux disputés au Mexique.
Une histoire de noms, une histoire de destin
Le Congo-Kinshasa avait déjà marqué les esprits en 1968 en remportant la CAN, alors que la Constitution de Luluabourg consacrait officiellement le nom de République démocratique du Congo. Trois ans plus tard, le maréchal Mobutu imposait le nom de Zaïre, sous lequel les Léopards participèrent au Mondial 1974.
En 1997, Laurent-Désiré Kabila rétablissait le nom de République démocratique du Congo. C’est sous cette identité que les Léopards écrivent aujourd’hui une nouvelle page de leur légende.
Un cas unique dans le monde
À l’exception de la Russie, héritière de l’URSS, et de l’Allemagne qui avait aligné deux sélections en 1974, la RDC est le seul pays à avoir disputé la Coupe du Monde sous deux appellations différentes. Une singularité qui illustre la richesse de son histoire politique et sportive.
Fierté nationale et renaissance sportive
Au-delà du symbole, cette qualification est vécue comme une renaissance. Elle unit les Congolais autour d’une même ferveur, rappelant que le football est bien plus qu’un sport : c’est un vecteur d’identité, de cohésion et de fierté nationale.
Les Léopards, portés par l’espoir de tout un peuple, s’apprêtent désormais à défier les géants du football mondial aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Roger AMANI
