Alors que la République démocratique du Congo traverse des crises politiques et sécuritaires persistantes, le débat sur le dialogue national reste au cœur des préoccupations.
Face aux propositions de négociations impliquant des groupes armés, le Rassemblement pour la souveraineté et la démocratie (RSD) insiste sur un principe clair, le dialogue doit être permanent, mais il doit respecter les institutions et rejeter tout format imposé par les rebelles.
Le président du RSD, docteur Ivan Ilunga, a expliqué ce mardi 24 février que « le dialogue ne peut pas servir à excuser ou pardonner ceux qui sèment la terreur et la désolation ».
Selon lui, toute initiative visant à remettre en cause la Constitution ou à humilier l’État est inacceptable.
Fermeté et justice face aux mouvements armés
Évoquant la situation dans l’Est du pays et l’AFC/M23, Dr Ivan Ilunga a souligné que la mort de Willy Ngoma, porte-parole du mouvement, pourrait marquer symboliquement la fin du groupe. Il a toutefois insisté pour que les responsables soient arrêtés et traduits en justice plutôt que tués, considérant la détention comme une « leçon morale et citoyenne ».
Appel au pardon national encadré par la loi
Le président du RSD a également appelé les membres des groupes armés à solliciter « un pardon national ». Les institutions pourraient alors les conduire à la Prison centrale de Makala pour purger leur peine, garantissant le respect de la loi tout en favorisant la réconciliation.
Avec cette position, le RSD réaffirme sa ligne : ouverture au dialogue permanent pour le pays, tout en maintenant une fermeté absolue contre toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité de la RDC.
Denis Ngalamulume
