La société Divo Sarl a présenté sa défense, vendredi 24 avril, devant la Cour d'appel de Kinshasa-Gombe, dans une affaire portant sur un présumé paiement excessif lié à un projet audiovisuel financé par le Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda.
Au cœur du litige figure une accusation selon laquelle l’entreprise aurait perçu 1,6 million de dollars américains pour la réalisation d’un film de six minutes. Une affirmation que rejette catégoriquement Divo Sarl.
Ses responsables expliquent avoir plutôt produit un documentaire d’une durée d’environ 1 heure et 15 minutes, ajoutant que les supports de ce travail ont été officiellement remis au Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda.
Un marché reconnu, mais un paiement rectifié
La société reconnaît néanmoins avoir obtenu un contrat d’une valeur de 640.000 dollars américains. Toutefois, elle évoque un paiement erroné ayant conduit à un dépassement du montant initialement prévu.
Selon le directeur général, Rudy Molamba, une partie importante du trop-perçu a été remboursée dès la détection de l’erreur.
D’après les explications fournies à l’audience, environ 80 % des fonds perçus en excédent auraient déjà été restitués, soit près de 350.000 dollars versés en plusieurs tranches.
Par ailleurs, d’autres montants auraient été reversés antérieurement sur le compte du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda, dans le cadre de la régularisation de la situation.
Une affaire toujours en examen
Les débats se poursuivent devant la Cour d'appel de Kinshasa-Gombe, appelée à établir les responsabilités et à clarifier les conditions d’attribution et de paiement de ce marché.
Cette affaire intervient dans un contexte de vigilance accrue autour de la gestion des fonds publics en République démocratique du Congo, notamment ceux destinés à l’indemnisation des victimes.
