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POLITIQUE
Stony Mulumba Sha Mbuyi, Directeur de publication

Publié le Samedi 23 août 2025

Nombre de lectures: 515

RDC : Ensemble pour la République dénonce une dérive autoritaire et exige un dialogue inclusif pour sauver la nation

La tension monte sur la scène politique congolaise alors que le parti Ensemble pour la République a publié une déclaration fracassante ce samedi 23 août, dénonçant la requête du ministère public en faveur de la peine de mort à l'encontre de l’ancien Président Joseph Kabila. Dans ce document officiel, signé par le Secrétaire général du parti, Me Dieudonné Bolengetenge Balea, Ensemble pour la République accuse le régime en place de manipuler la justice à des fins politiques et de plonger le pays dans une spirale dangereuse.

Dans cette déclaration, le parti de Moïse Katumbi dénonce une "manœuvre politique cynique", estimant que cette procédure judiciaire ne vise rien d’autre qu’à "réduire au silence un acteur majeur", semer la peur et diviser le peuple congolais. La formation politique pointe du doigt la dérive autoritaire du pouvoir actuel, incarné par le Président Félix Tshisekedi, et affirme que cette instrumentalisation de la justice n’a rien à voir avec un véritable État de droit.

Une justice transformée en machine de répression

Depuis cinq ans, selon le communiqué, le régime en place aurait transformé l’appareil judiciaire en un outil d’oppression, usant des fausses accusations, des persécutions, des enlèvements et autres formes d’intimidation à l’encontre de ses opposants. Joseph Kabila, ciblé par cette dernière procédure, ne serait que le dernier d’une longue liste. "Demain, ce sera chaque voix libre", prévient le document, mettant en garde contre la criminalisation de toute opinion divergente.

Ensemble pour la République appelle le peuple congolais, la société civile et toutes les forces politiques à s’unir pour faire face à ce qu’il qualifie de "dérive totalitaire". Le parti enjoint également les partenaires internationaux à refuser ce "simulacre de justice" et à soutenir la mise en place d’un dialogue politique "inclusif, sous médiation crédible".

La déclaration insiste : "Ce dialogue est la dernière chance pour sauver la RDC du gouffre". Pour Ensemble pour la République, la paix ne peut être imposée par la force, mais passe impérativement par le dialogue et la réconciliation nationale.

En excluant des acteurs clés comme Joseph Kabila du processus politique, affirme le parti, le régime prend le risque d’aggraver les tensions et de précipiter le pays dans le chaos. La déclaration évoque même une comparaison avec l’échec des processus de paix à Doha et à Washington dans d’autres contextes de conflit, soulignant la gravité du moment.

La RDC n’est l’otage de personne

Enfin, le communiqué se conclut sur un ton de fermeté et de patriotisme : "La RDC ne doit être l’otage des ambitions de personne ; elle appartient à son peuple". Une phrase lourde de sens qui résonne comme un avertissement à l’ensemble de la classe dirigeante.

Dans un contexte de crispation politique et à l’approche d’échéances majeures pour le pays, cette sortie d’Ensemble pour la République marque un tournant. Elle illustre la montée des tensions entre les institutions judiciaires, l’exécutif, et les principaux acteurs politiques, avec à la clé un risque réel de crise nationale si les appels au dialogue ne sont pas entendus.

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Stony Mulumba Sha Mbuyi, Directeur de publication

Publié le Samedi 23 août 2025

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