L'opposant Martin Fayulu a lancé ce 8 mai 2026 une accusation lourde de sens contre le président Félix Tshisekedi, laissant entendre que la poursuite du conflit armé à l'est de la République démocratique du Congo pourrait ne pas être étrangère aux calculs politiques du chef de l'État.
« On peut même se demander si la guerre que nous vivons à l'Est de notre pays n'est pas entretenue pour empêcher l'organisation des élections de 2028 », a-t-il déclaré devant la presse à Kinshasa.
En posant publiquement la question « à qui profite cette guerre ? », le président de l'ECiDé a implicitement mis en cause la volonté réelle du pouvoir de mettre fin au conflit, alors que des millions de Congolais vivent sous occupation ou en situation de déplacement forcé.
Il a également interpellé la communauté internationale sur le sort réservé à la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, dont la mise en œuvre lui semble compromise.
Ces déclarations font écho aux avertissements formulés dès 2025 par d'autres figures de l'opposition, qui voyaient dans la gestion de la crise sécuritaire un prétexte potentiel à un glissement du calendrier électoral. Pour Fayulu, le doute n'est plus permis : les déclarations du président lors de sa conférence de presse du 6 mai n'avaient, selon lui, « pour but que d'annoncer qu'il veut demeurer au pouvoir à tout prix ».
