Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a exprimé sa vive indignation suite aux dégâts provoqués par le déversement d’eaux polluées par l’entreprise minière chinoise Congo Dongfang Mining (CDM), survenu récemment dans plusieurs quartiers de Lubumbashi.
Lors du 67ᵉ Conseil des ministres tenu ce vendredi 14 novembre à la Cité de l’Union africaine, le chef de l’État a dénoncé une situation « extrêmement préoccupante », marquée par des conséquences graves sur l’environnement et la santé publique, notamment dans les quartiers Kasapa, Kamatete et Kamisepe.
Selon lui, cet incident constitue une violation flagrante des lois congolaises sur la protection de l’environnement et des normes minières. Le président a salué la décision du ministre des Mines de suspendre les activités de CDM pour une durée de trois mois à titre conservatoire.
Félix Tshisekedi a également appelé l’ensemble des opérateurs miniers et industriels à respecter strictement les règles environnementales, rappelant qu’elles sont « ni négociables ni accessoires ». Il a insisté sur la nécessité de renforcer la surveillance des sites industriels, notamment après la pollution des rivières Kamatete, Lubumbashi et du lac Tshombe, ayant entraîné la mort d’espèces aquatiques.
Enfin, le président a instruit les ministères concernés de prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter de nouveaux drames écologiques et garantir la sécurité des populations ainsi que la préservation des écosystèmes.
Dieumerci Matu Chub
