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POLITIQUE
Dénis Ngalamulume, rédacteur en chef

Publié le Lundi 23 mars 2026

Nombre de lectures: 75

RDC : Ivan Ilunga accuse Kabila d’incitation à la rébellion et discrédite Sessanga

Le débat autour de la révision constitutionnelle continue de susciter de vives tensions en République démocratique du Congo. Dans une sortie médiatique musclée ce lundi 23 Mars, le président national du Rassemblement pour la Souveraineté et le Développement (RSD), Ivan Ilunga Ngindu, s’est attaqué frontalement à Joseph Kabila et à Delly Sessanga, les accusant respectivement d’attiser la contestation et de manquer de constance politique.

Sessanga jugé « inconstant » et disqualifié

Dans son intervention, Ivan Ilunga n’a pas ménagé Delly Sessanga, qu’il qualifie de « ménopausé politique » souffrant « d’amnésie ». Selon lui, le leader du parti Envol adopte aujourd’hui une posture contraire à ses anciennes convictions.


Il rappelle que Sessanga aurait, dans le passé, soutenu l’idée d’un changement de la Constitution, avant de s’y opposer désormais. Une attitude que le président du RSD considère comme incohérente et peu exemplaire pour la jeunesse congolaise.

« Il n’est pas un modèle politique. Il fait la politique sans idéal de lutte, mais par simple haine contre le président Félix Tshisekedi », a-t-il affirmé, évoquant également la participation passée de membres du parti de Sessanga au gouvernement.

Kabila accusé d’encourager la rébellion

S’agissant de Joseph Kabila, Ivan Ilunga a vivement critiqué ses récentes prises de position, notamment son appel à se référer à l’article 64 de la Constitution, qui évoque le devoir de s’opposer à toute prise de pouvoir par la force.

Pour le leader du RSD, cette lecture est « dangereuse » et inadaptée au contexte actuel.

« Il n’y a aucun pouvoir pris par la force. Le président Félix Tshisekedi a été élu en 2018 et réélu en 2023. Évoquer l’article 64 aujourd’hui, c’est appeler à l’insurrection contre un pouvoir légalement établi », a-t-il déclaré.

Ivan Ilunga estime que l’ancien chef de l’État « confond d’époque » et ignore l’évolution du paysage politique congolais, marqué selon lui par une adhésion populaire à la vision actuelle du pouvoir.

Un débat constitutionnel qui divise

Ces déclarations interviennent dans un contexte où la question de la révision de la Constitution divise profondément la classe politique.

Plusieurs acteurs proches de l’Union sacrée défendent la nécessité de réformer certains articles jugés problématiques, notamment les articles 64 et 74. En revanche, des figures de l’opposition, dont Delly Sessanga, mettent en garde contre toute modification susceptible de fragiliser l’équilibre institutionnel.


Lors d’un récent point de presse relayé par plusieurs médias, Sessanga a insisté sur la préservation de l’État de droit et la prudence face aux réformes constitutionnelles. De son côté, Joseph Kabila appelle à la vigilance citoyenne en se référant aux mécanismes constitutionnels existants.

Une tension politique persistante

La sortie d’Ivan Ilunga illustre l’intensification des affrontements verbaux entre acteurs politiques en République démocratique du Congo, sur fond de divergences profondes autour de l’avenir institutionnel du pays.


Alors que le débat sur la Constitution reste ouvert, ces prises de position traduisent une lutte d’influence où chaque camp tente de rallier l’opinion à sa vision de la démocratie et de la gouvernance.

Denis Ngalamulume 

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Dénis Ngalamulume, rédacteur en chef

Publié le Lundi 23 mars 2026

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