Le directeur provincial du Cadastre minier (CAMI) du Nord-Ubangi, Jean Louis Koyagialo Te Gerengbo, participe, du 12 au 16 octobre 2026, à Lisbonne, au Portugal, aux réunions de trois groupes internationaux d’étude sur le cuivre, le nickel, le plomb et le zinc. Ces assises portent notamment sur les tendances des marchés mondiaux des métaux, les perspectives économiques du secteur et les enjeux environnementaux liés à l’exploitation minière, avec un accent particulier sur la gestion durable de l’eau.
La République démocratique du Congo prend part aux échanges internationaux consacrés à l’évolution du secteur minier à travers la participation de Jean Louis Koyagialo Te Gerengbo, directeur provincial du Cadastre minier (CAMI) du Nord-Ubangi, aux réunions de l’International Copper Study Group (ICSG), de l’International Nickel Study Group (INSG) et de l’International Lead and Zinc Study Group (ILZSG), organisées du 12 au 16 octobre 2026 à Lisbonne, au Portugal.
Ces rencontres réunissent différents acteurs du secteur minier autour des questions liées à la production, à la consommation, aux investissements et aux perspectives des marchés internationaux des métaux. Elles offrent également un cadre d’échanges sur les statistiques minières, les évolutions économiques et les défis environnementaux auxquels l’industrie extractive est confrontée.
Le programme comprend notamment des travaux en commissions statistiques, économiques et environnementales, ainsi que des sessions plénières consacrées aux principales tendances du marché mondial des métaux. Pour la RDC, dont l’économie accorde une place importante aux ressources naturelles, ces discussions constituent une occasion de suivre les mutations du secteur et de renforcer les connaissances nécessaires à une meilleure gouvernance minière.
La gestion de l’eau au cœur des discussions
L’un des temps forts de ces assises est le séminaire conjoint organisé le mercredi 14 octobre à l’Altis Grand Hotel de Lisbonne, sous le thème : « A Liquid Asset: Managing Water in Mining and Metals », consacré à la gestion de l’eau dans les industries minières et métallurgiques.
Cette thématique met en lumière les défis liés à la disponibilité des ressources hydriques, à la prévention des risques environnementaux et à la préservation des écosystèmes dans les zones d’exploitation minière. Elle souligne également la nécessité d’intégrer la gestion responsable de l’eau dans la planification des projets miniers, afin de concilier les impératifs économiques avec la protection de l’environnement et les besoins des communautés locales.
Dans un contexte où la durabilité des activités extractives occupe une place croissante dans les débats internationaux, les échanges de Lisbonne permettent de mettre en perspective les pratiques de gestion environnementale et les exigences d’une exploitation responsable des ressources naturelles.
Des retombées attendues pour le Nord-Ubangi
La participation de Jean Louis Koyagialo Te Gerengbo s’inscrit dans une démarche de veille stratégique et de renforcement des capacités professionnelles au sein du Cadastre minier. Les connaissances acquises au cours de ces rencontres sont susceptibles de contribuer à l’amélioration du suivi du potentiel minier, à l’encadrement cadastral des investissements et à une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux dans le développement du secteur.
Pour le Nord-Ubangi, cette ouverture aux échanges internationaux représente un intérêt particulier dans la perspective d’une meilleure valorisation du potentiel minier de la province. La maîtrise des tendances des marchés mondiaux et des exigences liées à la gestion durable des ressources peut constituer un atout pour attirer des investissements responsables et promouvoir une exploitation bénéfique aux populations.
Au-delà de la représentation provinciale, ces assises s’inscrivent dans les enjeux plus larges de modernisation du secteur minier congolais, notamment en matière de transparence, de gestion des ressources naturelles et de prise en compte des préoccupations environnementales.
La participation du directeur provincial du CAMI Nord-Ubangi témoigne ainsi de l’importance accordée au partage d’expertise et au suivi des évolutions internationales, dans la perspective d’une gouvernance minière plus performante et d’un développement économique durable en République démocratique du Congo.
Souleymane Nvenimbi
