Les autorités congolaises se réjouissent de la collaboration établie avec la Tanzanie après l’arrestation de Denise Dusauchoy, intervenue le 30 août 2026 sur le territoire tanzanien. Dans un communiqué publié lundi 31 août, le ministère d’État en charge de la Justice précise que cette arrestation découle de l’exécution d’un mandat émis par la justice congolaise dans le cadre de procédures pénales en cours.
Pour le gouvernement congolais, cette opération traduit concrètement la coopération judiciaire existant entre Kinshasa et Dodoma. Le ministère de la Justice remercie ainsi les autorités tanzaniennes pour leur concours dans la mise en œuvre de la mesure judiciaire.
« Le Ministère d’État, Ministère de la Justice et Garde des Sceaux salue la qualité et l’efficacité de la coopération entre les autorités compétentes de la République démocratique du Congo et celles de la République-Unie de Tanzanie », peut-on lire dans le communiqué.
Le gouvernement insiste néanmoins sur un point essentiel : l’interpellation de Denise Dusauchoy ne vaut pas condamnation. Le ministère rappelle qu’il s’agit d’un acte intervenu dans le cadre d’une procédure judiciaire et qu’il ne permet pas, à ce stade, d’établir sa culpabilité. La présomption d’innocence demeure donc applicable jusqu’à une éventuelle décision judiciaire définitive.
Cette affaire met une nouvelle fois en évidence le recours aux mécanismes de coopération entre États pour permettre aux autorités judiciaires congolaises de poursuivre leurs procédures lorsque les personnes concernées se trouvent à l’extérieur du pays.
