Lundi 20 juillet 2026, à Tchanzu, en plein cœur de la province du Nord-Kivu, le mouvement a organisé la cérémonie de clôture de la formation de 9.318 nouveaux commandos. Selon ses canaux officiels, cette promotion marque un renforcement significatif de ses capacités opérationnelles. Après plusieurs mois d'entraînement intensif, ces recrues auraient achevé avec succès leur formation et se déclarent désormais prêtes à être déployées sur le terrain.
L'AFC/M23 justifie cette montée en puissance par la nécessité de renforcer les dispositifs de protection des populations vivant dans les zones sous son contrôle, des zones qu'il qualifie lui-même de « libérées et stabilisées ».
Devant les nouveaux commandos, le chef militaire du mouvement, le Général Sultani Makenga, a donné le ton de la suite des opérations. Il a appelé les nouvelles recrues à rejoindre sans délai les autres unités déjà positionnées sur les lignes de front dans les Hauts-Plateaux, avec un objectif clairement affiché : libérer totalement le peuple de Minembwe.
Mais le discours de Makenga ne s'est pas arrêté aux considérations sécuritaires locales. Il a élargi l'horizon de ce nouveau contingent à l'échelle nationale. Pour lui, ces 9.318 militaires doivent se mobiliser pour une grande bataille dont l'objectif est de libérer la République Démocratique du Congo du « régime de la mauvaise gouvernance qui caractérise la gestion actuelle du pays ».
Une déclaration qui intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Alors que Kinshasa annonce l'ouverture prochaine d'un dialogue national inclusif et qu'une partie de l'opposition, à l'instar de la C64, a décidé de surseoir à sa marche pour lui donner une chance, l'AFC/M23, par la voix de Corneille Nangaa, a catégoriquement rejeté toute perspective de négociation avec le pouvoir de Félix Tshisekedi.
Avec la parade de Tchanzu, le mouvement soutenu par le Rwanda choisit d'opposer à la voie du dialogue la démonstration de sa puissance militaire.
