La province de l'Ituri, dans le nord-est de la RDC, fait face à un afflux massif de réfugiés en provenance du Soudan du Sud, où la violence s'est intensifiée.
Depuis avril, plus de 33 000 Sud-Soudanais ont fui les combats et les exactions pour se réfugier en RDC.
Ces nouveaux arrivants, comme Blessing Halima et Atay Rose, décrivent des scènes de pillages, de viols et de meurtres.
Ils arrivent souvent sans rien, ayant tout abandonné pour sauver leur vie. Les enfants sont particulièrement vulnérables, avec un taux de malnutrition aiguë sévère de 6 % parmi ceux examinés par les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF).
Pour répondre à cette crise humanitaire, MSF a lancé une intervention d'urgence en mai. L'organisation a déployé des cliniques mobiles et des centres de soins communautaires, réalisant plus de 3 000 consultations médicales en moins de deux mois.
Le paludisme, les infections respiratoires et les gastro-entérites sont les pathologies les plus fréquentes.
MSF a également pris en charge plusieurs survivantes de violences sexuelles.
Un risque d'épidémie de rougeole a été signalé, et une campagne de vaccination massive est prévue en août pour 62 000 enfants.
Cet afflux de réfugiés met une pression supplémentaire sur un système de santé local déjà fragile, dans une province elle-même en proie à l'instabilité et aux conflits.