La condamnation à mort de l’ancien président Joseph Kabila par la Haute Cour militaire continue de secouer la scène politique congolaise. Alors que le Front Commun pour le Congo (FCC) dénonce une « procédure illégale » et une attaque contre l’État de droit, l’Union sacrée de la Nation (USN) a répondu avec fermeté.
Dans un communiqué officiel, la plateforme au pouvoir a défendu la régularité de la procédure judiciaire, assurant que « la Haute Cour militaire a agi dans le respect des lois ». Elle a également dénoncé les critiques du FCC, le qualifiant de « regroupement politique de triste mémoire, rejeté par le peuple pour sa gestion calamiteuse ».
L’Union sacrée accuse par ailleurs le FCC de servir « des intérêts étrangers » et d’alimenter une crise politique pour exister médiatiquement.
« La meilleure façon pour un délinquant de se justifier est de se présenter devant la Cour », affirme le texte.
Tout en rejetant les accusations portées contre l’appareil judiciaire, l’Union sacrée conclut qu’elle ne répondra plus aux allégations du FCC « que par silence et mépris », tout en se disant ouverte à accompagner le FCC dans une sortie de crise interne.
Cette passe d’armes souligne la polarisation croissante entre anciens et nouveaux cercles du pouvoir, dans un contexte de tensions autour de la justice et de la gouvernance.
Abdoul ULAFIA
