La Banque centrale du Congo (BCC) a annoncé avoir procédé, ce dimanche 11 janvier, à une vente de devises d’un montant de 50 millions de dollars américains aux banques commerciales opérant sur le territoire national. Cette injection de liquidités vise à répondre aux tensions passagères observées dans le système bancaire en matière de disponibilité de devises, particulièrement après les dépenses massives liées aux fêtes de fin d’année.
Selon un communiqué officiel de l'institution monétaire, la transaction a été effectuée au taux indicatif de 2.040 francs congolais pour un dollar américain. Elle s’inscrit dans le cadre des interventions régulières de la BCC sur le marché des changes, afin de réguler la liquidité, stabiliser la monnaie nationale et soutenir les équilibres macroéconomiques.
« Cette opération répondait aux besoins de liquidités en devises du système bancaire, dans le cadre des besoins cycliques observés après les festivités de fin d’année », précise le document.
Un contexte de stabilité relative
Cette opération intervient dans un climat de relative stabilité du franc congolais, qui s’est récemment apprécié de plus de 30% sur le marché interbancaire et de 24% sur le marché parallèle, selon les dernières données de la BCC. L’augmentation des réserves internationales à 7,89 milliards USD à fin décembre 2025 a renforcé la capacité d’intervention de la Banque centrale sur le marché des devises.
Les observateurs saluent cette politique d’ajustement ciblée, perçue comme un levier efficace de gestion monétaire post-fêtes, période souvent marquée par une surconsommation et une forte demande en devises.
Impact attendu sur la stabilité du franc congolais
La BCC a réitéré son engagement à préserver la stabilité du taux de change et à maintenir la confiance dans la monnaie nationale, tout en accompagnant la relance économique. Cette opération pourrait permettre de contenir d’éventuelles pressions haussières sur le dollar, en assurant aux banques une disponibilité suffisante en devises pour les opérations courantes de leurs clients.
Les milieux financiers et les opérateurs économiques suivront avec attention l’évolution du marché dans les semaines à venir, alors que le pays entame une nouvelle année budgétaire, avec des défis liés à la dépense publique, à l’investissement productif et à la gestion du cycle inflationniste.
