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POLITIQUE
EXPRESS

Publié le Dimanche 11 octobre 2026

Nombre de lectures: 105

RDC : La CRD réagit au discours de Joseph Kabila et dénonce un outrage au chef de l'État

La Convention pour la République et la Démocratie (CRD) monte au créneau après le discours de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila. Lors d’un point de presse organisé ce samedi 10 octobre 2026, le président national ad intérim de ce parti politique, Nicolas Mboso Diahoya, a livré une lecture juridique et politique de cette allocution, qu’il considère comme une attaque contre le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Une lecture juridique et politique du discours

Sur le plan juridique, Nicolas Mboso Diahoya estime que certains propos tenus par Joseph Kabila pourraient être interprétés comme un outrage au chef de l’État. Selon lui, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pourrait envisager des poursuites, mais privilégierait, dans un souci d’apaisement, la paix et la cohésion nationale, afin d’éviter toute accusation de concentration excessive du pouvoir.

La paix et la sécurité au cœur des préoccupations

Dans son adresse à la nation, Joseph Kabila avait dressé un tableau préoccupant de la situation sécuritaire et politique en RDC.

En réaction, le président national ad intérim de la CRD a rappelé que la paix ne saurait se limiter à des déclarations politiques, mais qu’elle doit également se traduire par des actes concrets et des responsabilités assumées.

« S’il avait été un bon président, il aurait combattu l’insécurité et nous aurions retrouvé la paix depuis longtemps », a-t-il déclaré, selon les propos rapportés lors de ce point de presse.

Nicolas Mboso Diahoya a également évoqué les événements de 2015 et 2016, notamment les violences survenues lors des manifestations de l’opposition et de la société civile. Il a reproché à l’ancien président sa gestion de cette période et contesté sa manière de présenter aujourd’hui la situation sécuritaire du pays.

Il a également abordé la question des groupes armés dans l’Est de la RDC, notamment les FDLR et les Wazalendo, estimant que les responsabilités politiques liées à l’évolution de cette crise ne peuvent être ignorées.

L’unité nationale et la cohésion sociale

Autre point soulevé par la CRD : la nécessité de rassembler les Congolais autour des intérêts supérieurs de la nation.

Nicolas Mboso Diahoya reproche à Joseph Kabila des propos qui, selon lui, risqueraient d’accentuer les divisions entre les citoyens et d’exacerber les tensions politiques dans un contexte national déjà difficile.

Pour le responsable de la CRD, les dirigeants politiques ont le devoir de contribuer à l’apaisement, de préserver la cohésion sociale et d’éviter les discours susceptibles d’opposer les différentes composantes de la population congolaise.

La CRD réaffirme son attachement à la stabilité des institutions

Au terme de cette prise de position, la Convention pour la République et la Démocratie réaffirme son attachement à la stabilité des institutions de la République, à la paix et à l’unité du peuple congolais.

À travers cette réaction, le parti entend rappeler que le débat politique doit s’inscrire dans le respect des institutions, la responsabilité des acteurs politiques et la recherche de solutions durables aux défis sécuritaires et sociaux auxquels la RDC est confrontée.


Henri Masini, Communicateur

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