Un collectif d'avocats et de défenseurs des droits humains congolais, soutenu par des ONG, a déposé ce mercredi 21 janvier un recours auprès de la Cour Constitutionnelle pour demander l'annulation de l'accord de partenariat stratégique signé entre la République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis le 4 décembre 2025.
L'accord, qui porte sur l'exploitation des minéraux critiques tels que le cobalt, le cuivre et le zinc, ainsi que sur des infrastructures stratégiques, est accusé de violer plusieurs dispositions de la Constitution congolaise. Les requérants estiment que cet accord porte atteinte à la souveraineté de la RDC sur ses ressources naturelles et contrevient aux principes d'aliénation de la souveraineté en dehors des efforts d'unité africaine.
Selon les avocats, l'accord n'a pas été soumis à l'approbation parlementaire ou référendaire, comme l'exige la Constitution pour les traités impliquant des échanges territoriaux ou de ressources. "Cet accord est une menace pour la souveraineté et l'avenir de la RDC", a déclaré un des avocats du collectif.
La Cour Constitutionnelle est appelée à se prononcer sur la conformité de l'accord avec la Constitution congolaise et à déterminer si les procédures d'approbation ont été respectées. Le collectif demande l'annulation pure et simple de l'accord, estimant qu'il est contraire aux intérêts du peuple congolais.
L'affaire est suivie de près par la société civile et les observateurs politiques, qui voient dans cet accord un enjeu majeur pour l'avenir de la RDC et de ses ressources naturelles.
Roger AMANI
