Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont rejeté les rumeurs évoquant un supposé recrutement de mercenaires français en République démocratique du Congo, à travers un communiqué de presse n°06 rendu public le 20 février par l’État-major général.
Signé par le porte-parole ad intérim, le lieutenant-colonel Mongba Hazukay Mak, le document précise que les informations relayées sur les réseaux sociaux ne reposent sur aucun fait avéré. L’armée dénonce des « allégations mensongères » qu’elle attribue à une campagne de désinformation.
L’état-major rappelle, par ailleurs, que la RDC entretient depuis son indépendance une coopération militaire régulière avec la France. Celle-ci concerne principalement la formation et le perfectionnement des unités combattantes ainsi que des officiers, aussi bien sur le territoire congolais qu’à l’étranger, notamment dans certaines académies africaines à vocation régionale.
Selon la même source, les militaires français aperçus sur des images circulant en ligne sont des instructeurs appartenant à un détachement d’instruction opérationnelle officiellement déployé à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Leur mission consiste à assurer le recyclage et le renforcement des capacités des unités des FARDC dans le cadre d’un partenariat formel et transparent entre Kinshasa et Paris.
À travers cette mise au point, l’armée congolaise affirme vouloir lever toute équivoque et réaffirmer le caractère institutionnel de sa collaboration avec la France.
