Le ministère des Droits humains a rendu public, jeudi, un communiqué officiel relatif au dossier de Monsieur Ilemo Mosengo Nzuzi, dont une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux suscite de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique depuis le mercredi 14 janvier 2026.
Dans ce communiqué numéroté N°11, le ministre des Droits humains précise que le dossier de ce compatriote est suivi et documenté par ses services depuis le 20 décembre 2025, bien avant la diffusion massive de la séquence vidéo sur les plateformes numériques. Une mise au point qui vise à rassurer l’opinion nationale et internationale sur l’attention portée par les autorités à cette affaire.
Réaffirmant l’attachement du Gouvernement de la République démocratique du Congo à la promotion et à la protection des droits humains, notamment dans le cadre des procédures judiciaires, le ministre rappelle que, conformément aux instruments juridiques internationaux, à la Constitution congolaise ainsi qu’aux lois en vigueur, la liberté de la personne poursuivie demeure le principe, tandis que la privation de liberté constitue une exception strictement encadrée par la loi.
Le document officiel souligne par ailleurs que toute atteinte à ce principe fondamental est assimilée à une violation des droits et libertés fondamentaux, engageant ainsi la responsabilité des autorités compétentes. Le ministère insiste sur la nécessité du respect scrupuleux des normes légales et des garanties judiciaires prévues dans un État de droit.
Dans la même logique, le ministre des Droits humains recommande aux autorités judiciaires une observation accrue du principe de la présomption d’innocence, rappelant que l’un de ses corollaires essentiels demeure la liberté durant le déroulement du procès pénal, sauf cas légalement justifiés.
Ce communiqué, signé par la Cellule de communication du ministère, s’inscrit dans un contexte marqué par une forte sensibilité de l’opinion publique aux questions liées aux droits humains, à l’usage des réseaux sociaux et à la conduite des procédures judiciaires en République démocratique du Congo.
Fait à Kinshasa, le 15 janvier 2026, ce message officiel se veut à la fois un rappel des principes fondamentaux de justice et un signal adressé aux institutions concernées quant au respect des droits de tout citoyen poursuivi devant les juridictions du pays.
