Une évaluation jugée rigoureuse et satisfaisante des progrès accomplis dans le cadre du Programme de coopération monétaire en Afrique centrale a marqué la Réunion des Gouverneurs des banques centrales de la sous-région, tenue vendredi 27 février à Kinshasa, sous l’égide de la Banque centrale du Congo (BCC), dans le cadre des activités de l’Association des banques centrales africaines (ABCA).
Cette rencontre de haut niveau s’inscrivait dans la dynamique de renforcement de l’intégration financière et monétaire en Afrique centrale. Elle a permis aux gouverneurs d’apprécier l’état d’exécution des engagements pris lors des précédentes assises et de mesurer les progrès réalisés en matière de stabilité macroéconomique et de coordination des politiques monétaires.
En amont de cette réunion, deux journées de travaux techniques ont réuni les experts des différentes banques centrales concernées. Ces assises préparatoires ont porté notamment sur l’évaluation de la mise en œuvre des résolutions issues de la 47ᵉ réunion ordinaire du Conseil des gouverneurs de la sous-région, l’examen approfondi du Programme de coopération monétaire en Afrique centrale, ainsi que l’analyse de l’état d’avancement du processus d’harmonisation du cadre de la politique monétaire.
Les délégations de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), de la Banque centrale de Sao Tomé-et-Principe et de la Banque centrale du Congo ont procédé à une analyse détaillée du niveau de convergence des indicateurs macroéconomiques au sein de la région. Les échanges ont également porté sur la coordination des politiques monétaires nationales, considérée comme un levier essentiel pour préserver la stabilité des prix et soutenir la croissance.
Par ailleurs, un accent particulier a été mis sur le renforcement des mécanismes de surveillance financière régionale, dans un contexte marqué par des chocs économiques externes et des défis sécuritaires susceptibles d’affecter les équilibres macroéconomiques.
À travers cette réunion, les banques centrales d’Afrique centrale réaffirment leur engagement commun en faveur d’une coopération monétaire accrue, condition indispensable à une intégration économique plus poussée et à la consolidation de la stabilité financière dans la sous-région.
