Dans son discours de fin d’année 2025, Martin Fayulu a tiré la sonnette d’alarme sur la situation en République démocratique du Congo, dénonçant une « crise existentielle » affectant toutes les sphères de la vie nationale. Il a remis en cause la légitimité de la passation de pouvoir de 2019, qu’il juge à l’origine du déclin de l’autorité de l’État.
« Le compromis politique entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi a échoué », a déclaré Fayulu, qualifiant la transition post-électorale de 2018 de « hold-up électoral ».
Selon lui, cette passation n’a ni consolidé la paix ni favorisé la cohésion nationale, mais a plutôt fragilisé les institutions et ouvert la voie à l’aggravation de l’insécurité.
Il a évoqué une situation dramatique, marquée par plus de 8 millions de déplacés internes, des milliers de morts, une insécurité chronique dans l’Est et une crise humanitaire sans précédent. Pour lui, la perte de légitimité démocratique a contribué à l’enlisement du pays dans la crise.
Fayulu a également dénoncé les ingérences étrangères, pointant particulièrement le Rwanda et l’Ouganda, tout en critiquant le silence des autorités. Il a exprimé des réserves quant aux récents accords signés à Washington entre la RDC et les États-Unis, qu’il considère opaques et potentiellement dangereux pour la souveraineté nationale.
L’opposant a conclu en appelant à un sursaut citoyen et à une mobilisation nationale en faveur d’un nouveau départ basé sur la vérité des urnes, la justice sociale et l’unité du pays.
