À quelques jours de la réunion de l'opposition prévue le 12 août à Dakar, présidée par l'ancien président Joseph Kabila, la coalition Lamuka, par la voix d'un proche de Martin Fayulu, a déclaré ne pas être « ni concernée, ni intéressée » par cet événement.
Elle le qualifie de « mise en scène politique » visant à redorer l'image des « architectes du chaos national » et à servir des intérêts étrangers, notamment ceux du régime rwandais, accusé de déstabiliser l'Est du Congo.
Ce proche souligne que cette rencontre « n’a ni légitimité, ni crédibilité », et représente une tentative désespérée de rétablir un système rejeté par le peuple.
Martin Fayulu, surnommé « le Commandant du peuple », affirme son soutien aux Congolais dans la rue et refuse de participer aux « salons feutrés de Dakar », dénonçant toute mention de Lamuka dans ce cadre comme une « usurpation politique ».
Cette prise de position marque une rupture nette entre Fayulu et Kabila, après des tentatives de rapprochement en début d'année. Fayulu avait déjà exprimé ses inquiétudes concernant la présence prolongée de Kabila à Goma, une zone sous influence du groupe armé M23, soutenu par le Rwanda. Il avait alors appelé Kabila à quitter la région et à cesser toute collaboration avec les rebelles, soulignant que la balkanisation de la RDC était en marche.
La coalition Lamuka réaffirme ainsi son engagement envers le peuple congolais et son refus de toute alliance avec des acteurs politiques qu'elle considère comme responsables de la crise actuel.
Isaac Ngoy Somwe
